Langue française

  • Depuis le nord de l´Europe, les grands navigateurs du premier millénaire avaient pour habitude de suivre la route des mouettes. Ainsi, ils abandonnaient leurs fjords glacés pour trouver au sud des régions bien vertes où les plages, à marée basse, offraient de vastes étendues pour échouer leurs navires. Ces voyageurs ont transmis un style de vie qui a longtemps franchi les générations. Au début du XXe siècle, le marin-pêcheur avait toujours un lopin de terre et le paysan, qui savait les bienfaits du varech pour ses cultures, n´aurait pas raté, pour tout l´or du monde, une grande marée. La Hague a franchi les siècles, subi bien des tempêtes. La route des mouettes vous a conduits vous aussi jusqu´ici. Profitez-en pour observer les beaux manoirs, les calvaires moussus, la terre d´un brun « Millet » et les gens d´ici, tellement solides avec leurs racines qui plongent dans la nuit des temps...

  • Il a fallu que, cette nuit-là, un filin se prenne dans son hélice. « Le bateau, retenu par la poupe, embarquait les crêtes qui venaient se briser sur le tableau arrière. La barre était dure, cela faisait deux heures que nous nous battions dans la nuit et la houle. [.] Mes mots ne seront jamais assez forts pour remercier les gars de l'équipe de nuit de La Rochelle qui sont venus nous chercher et nous ramener au port. » Une autre situation, une autre intervention sur la côte atlantique, lors d'un dimanche de fête où cette station accueille des personnalités pour le baptême de la vedette de 1re classe. L'heure est aux réjouissances autour d'une table chaleureuse. Le repas vient à peine de commencer quand un appel téléphonique signale un bateau en détresse. A 13h45, l'Anne de Bretagne fait route vers le nord-est du phare du Four.

    La vedette avance à pleine puissance et rejoint une embarcation de plaisance avec trois personnes à bord. Le navire est en panne de moteur, mât cassé, sur une mer agitée. Il est tout juste 15 heures quand l'équipage de sauveteurs reprend sa place à table sous les applaudissements des autres convives et des rescapés.

  • Modernité oblige, il n'y a plus de veillées, le soir, devant l'âtre. On ne prend plus le temps d'écouter un ancien perclus de rhumatismes raconter d'une voix chevrotante, parfois mal assurée, un conte, une légende qui ont baigné son enfance et qu'il transmet à d'autres dans la noirceur de la nuit.
    Il était une fois. Ces mots magiques nous emportent aux frontières du réel et de l'imaginaire, dans un décor où le conteur campe des personnages, hommes, bêtes, créatures fantastiques, qui conservent leur part de mystère.
    Des personnages qui nous semblent familiers s'agitent et deviennent acteurs ou proies. Nous glissons, à notre corps défendant, dans l'imaginaire. Par un tour de passe-passe habile, le bavard nous transforme en complices privilégiés de son histoire. L'auditeur ou le lecteur du récit est entré désormais dans son univers familier.
    La distance s'est estompée entre les deux parties, pour autant que chacun veuille bien jouer le jeu et pénétrer dans ce monde enchanteur des contes et légendes.
    Nous retrouvons un bout de terre normande battu par les flots, parfumé par l'odeur âcre du varech et les puissants effluves de la terre d'un brun Millet.
    Du monde connu à l'imaginaire, il n'y a qu'un pas. Franchissons-le !

  • « L'amour du jardinage est une graine qui, une fois plantée, ne meurt jamais. » G. Jekyll.
    Mais que serait un jardinier sans de bons outils ? Leurs formes et leurs matériaux ont évolué au fil du temps afin d'augmenter la quantité et la qualité du travail, ainsi que le confort dans le geste ! La fabrication s'est industrialisée depuis le XIXe siècle et de nombreux catalogues, en particulier ceux des premières décennies du XXe siècle, permirent au jardinier d'acheter les meilleurs outils. C'est donc à l'histoire de la brouette, de l'arrosoir, de la bêche, du râteau, de la serfouette et autres sécateurs que Michel Giard consacre son étonnante recherche.
    De la préparation du sol à la récolte en passant par les semis, la taille ou la fumure, cette petite histoire illustrée de l'outil de jardin défile comme il se doit au rythme des saisons.
    Lecteur à la main verte ou non, vous aimerez feuilleter cet incroyable guide de l'outil horticole avant d'aller, peut-être, respirer au jardin !

  • Les sauveteurs en mer sont des bénévoles, des hommes et des femmes comme tout le monde, et la Société nationale de sauvetage en mer donne un sens à leur engagement au service des autres. Ecoutons le patron de canot Jean Recher : « Nos missions sont plus aisées qu'au temps de l'aviron. Le risque persiste car la mer est sans pitié quand elle se fâche. Les sorties, très irrégulières, font que l'on peut être appelé deux ou trois fois en une semaine comme on peut rester un mois sans sortir. Les promeneurs sur les quais de Fécamp sont parfois intrigués quand ils croisent un homme, le torse moulé dans son jersey bleu marine portant le sigle SNSM en lettres blanches. Ces gens doivent savoir que le gars en question, s'il n'est pas un héros, est un homme de bonne volonté qui offre une grande part de sa vie à ceux qui, en mer, ont besoin qu'on leur tende la main. » Ce nouvel hommage de Michel Giard aux sauveteurs en mer s'inscrit dans le cadre d'un projet plus vaste et fait suite à trois ouvrages consacrés aux stations de Bretagne et de la côte atlantique. Il nous embarque à Dunkerque pour naviguer jusqu'à l'estuaire de la Seine. Au cours de nos escales, nous rencontrerons des hommes peu bavards, discrets et compétents qui, leur sortie de sauvetage terminée, reprennent le cours de leurs activités professionnelles et leur vie de famille...
    Bon vent !

  • Le 11 mars 1937, le grand pêcheur de langoustes Aristide Lucas marie sa fille, sourire aux lèvres malgré le suroît qui souffle depuis la veille.
    « En avant la noce ! lance Aristide, visiblement heureux. Debout les enfants, en route !
    - Papa, lance Jean Lucas, le fils aîné qui navigue avec Aristide, droit devant, y en a un qui fait des signaux de détresse avec un grand pavillon. Pour sûr, c'est du malheur dans l'air ! » Sur la falaise, un homme gesticule et montre du bras la baie des Blancs Sablons. Sur le pas de sa porte, Aristide jette à la cantonade :
    « Naufrage ! J'y cours !
    - Aristide, pas aujourd'hui, répond sa femme, tu maries ta fille !
    - Et des hommes qui se noient, ça n'a pas d'importance ? Je sais où est mon devoir ! » Mais l'histoire du sauvetage en mer s'écrit aussi au présent. Souvent, l'encre est à peine sèche sur la feuille d'un rapport d'intervention qu'un autre canot sort de l'abri et part, noyant son étrave dans la houle, mettant le cap vers le point indiqué par le CROSS ou par le sémaphore du quartier. Et la grande force des sauveteurs tient dans une connaissance précise de leur littoral, parfois transmise de génération en génération.
    C'est pour leur rendre hommage que Michel Giard a pris la plume, mêlant l'histoire de 16 stations de Bretagne à quelques portraits de sauveteurs fameux et à des récits d'interventions en mer parfois dramatiques, souvent spectaculaires.

  • « Allô, Pierre Loti, allô Pierre Loti, venez vite, je vous en supplie, dépêchez-vous », répétait une voix d'enfant dans la radio du bord. Cette voix qui n'en finit pas d'appeler sur une mer déchaînée, Henri n'est pas près de l'oublier. [.] La tornade frappe les Landes et le Pays basque. Toutes les stations du littoral, Cap-Ferret, Arcachon, Soustons, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, sont en alerte.
    Le Pierre Loti prend la mer et sa première intervention est pour le voilier Margar, d'où une petite fille lance cet appel déchirant : voiles lacérées, trois personnes malades à bord. Seule et avec un cran étonnant, la petite fille fait face. Elle connaît le canot de sauvetage de Saint-Jean-de-Luz et son nom pour l'avoir souvent vu dans le port. Malgré la mer énorme, le Pierre Loti fonce vers le point d'appel. Les canotiers sont muets ; ils ont connu bien des sorties, mais rarement aussi difficiles que celle-ci.

    Impossible d'approcher le bateau sans dégât, alors Tony se jette à l'eau avec l'aussière. Les plongeurs du Pierre Loti passent leur remorque. Au fil des minutes, et malgré la violence du coup de vent, chacun reprend alors confiance. Le Pierre Loti conduit le Margar et ses quatre rescapés au port. Une petite fille essuie enfin des larmes au goût de sel. Elle n'avait pas oublié ces hommes qu'elle avait croisés sur les quais, ces hommes en chandail bleu marine brodé de quatre lettres blanches : SNSM. » De l'île d'Oléron à la frontière espagnole, la Société nationale de sauvetage en mer est solidement installée, disposant d'un maillage très serré de stations équipées de canots tous temps, de nombreuses vedettes de toutes catégories, sans oublier les postes saisonniers. Ce nouvel hommage de Michel Giard aux sauveteurs en mer s'inscrit dans un projet plus vaste et fait suite à deux ouvrages sur les stations de Bretagne et de la côte atlantique (de Quiberon à l'île d'Aix). Bon vent !

  • "Rouen, ancienne capitale de la Normandie, est une ville chargée d'histoire. De son passé, il reste encore ses rues pavées, ses vieilles maisons de drapiers et ses monuments. Mais ce n'est pas le Rouen historique que Michel Giard nous fait découvrir dans cet ouvrage, c'est la ville au quotidien et la vie de ses habitants au début du XXe siècle. Il s'adresse aux Rouennais au travers de 200 photographies et cartes postales anciennes qui font revivre leurs rues, leurs fêtes, les joies et les peines des uns et des autres au cours des premières décennies de ce siècle."

    1 autre édition :

  • Nous sommes le 6 juin 1944. A 9h17 précises, le communiqué officiel des forces alliées tombe sur les télescripteurs : « Sous le commandement du général Eisenhower, des forces navales, appuyées par de puissantes forces aériennes, ont commencé à débarquer des armées alliées sur la côte de France ce matin. » Au soir de cette première journée, 160 000 hommes ont pris pied en France. Vingt mille véhicules, parmi lesquels 800 chars, ont débarqué sur les côtes de Normandie. A partir de ce moment précis, pour consolider leur tête de pont, les Alliés doivent assurer un flot ininterrompu de renforts humains, de ravitaillements en vivres et en munitions, de véhicules. Rapidement, les convois de la seconde vague arrivent sur les côtes normandes, protégés par des forces navales légères qui surveillent en permanence le chenal où opère une quantité incroyable de navires. Soixante-dix ans après, nous redécouvrons ici les désormais célèbres bateaux du Jour J.

  • Ce littoral a mille histoires à vous raconter, des histoires au parfum d'aventure ! Châteaux et manoirs, abbayes et sanctuaires en sont les témoins. Du port de Dieppe, nous partons sur la route de l'ivoire et des épices alors que, depuis le port de Fécamp, la pêche lointaine nous entraîne vers Terre-Neuve, l'Islande et le Groenland. Mais si l'on se contente de longer les falaises, cette promenade au fil du temps nous emmène aussi en toutes saisons admirer les splendeurs de la côte entre Etretat et Le Tréport.

  • Manoirs cossus nichés dans l'arrière-pays, jolis châteaux qui ont traversé les orages de l'Histoire, chemins creux bordés d'églantiers, ports aux quais de granit, le Val-de-Saire revêt les atours d'une Normandie plurielle. Ici, le champ de primeurs s'arrête là où commence la mer. La bourriche d'huîtres voisine avec le cageot de choux fleurs et la barque du pêcheur tutoie les chevaux du maraîcher. Ici, le Val-de-Saire se livre en images d'il y a plus de 100 ans. Ici, les marchands de coquillages, les vendeurs de laine et les rôtisseurs vous invitent à la foire de La Pernelle. Alors n'attendez-plus : le Val-de-Saire est un charmant jardin avec vue sur la mer qui a plus d'un tour dans son sac pour vous faire rêver !

  • "À Dieppe, la mer est ouverte sur le monde. Les marins la craignent et la respectent. Nombreux sont les Dieppois qui, tel l'armateur Jean Ango, ont su tirer profit des différentes richesses de l'océan et contribuer à l'essor de la cité normande. Au fil de son histoire, elle est demeurée active avec ses rues animées, ses artisans habiles, ses commerces variés, ses pêcheurs téméraires, ses cours d'écoles résonnant des cris des enfants... C'est au travers d'iconographies anciennes que Michel Giard fait revivre le Dieppe d'autrefois, tellement meurtri par le second conflit mondial."

    1 autre édition :

  • Dès le milieu du XIXe siècle, la Côte Fleurie, entre Cabourg et Honfleur, est devenue le point de convergence de Parisiens désireux de suivre un usage venu de Grande-Bretagne, celui des bains de mer. Marais, dunes ou grèves se sont alors transformés, devenant des zones de villégiature sur lesquelles ont poussé de petits châteaux et des villas cossues. Sur ce fragment de littoral, on retrouve quelques-unes des images et des symboles qui constituent l'identité de la Normandie. Entre calvados ambré et camembert gouteux, entre stars de cinéma à la plage, courses hippiques et tableaux de peintres impressionnistes, la Côte Fleurie s'offre, en quelques décennies, une réputation mondiale. Au XXe siècle, le progrès a bousculé des façons de vivre immuables et tout s'est accéléré. Mais il reste encore, au fond des armoires, des cartes postales et des photos en noir et blanc qui ont fixé une maison, une scène ou des visages. La Côte Fleurie nous offre ici, en quelques clichés, le souvenir de jours heureux pendant les étés qu'ont connu nos aïeux...

  • Dans une région essentiellement agricole de Seine-et-Oise, La Ferté-Alais et son canton étaient très connus au siècle dernier pour leurs moulins, leurs carrières de grès et leur cresson.

    Aujourd'hui, cette partie de l'Essonne a largement bénéficié du développement de la région parisienne. Au travers de 200 documents anciens, les auteurs nous invitent à la découverte de cette terre de contrastes et de son passé, à la fois si proche et si lointain.

    C'est avec beaucoup de plaisir que Jean-Louis Catusse et Michel Giard vous livrent ces pages : elles raviveront les souvenirs des plus anciens et elles étonneront les nouveaux habitants de la région.

  • Que reste-t-il de l'Histoire, celle qui s'crit avec un grand H, dans ce pays situ aux confins de la Beauce, de la Brie et du Gtinais ? On peut voquer le souvenir de Michel de L'Hospital, grand ministre d'Henri IV, ou bien les halles aux magnifiques charpentes de bois qui attendent la vente des crales, ou encore l'ombre d'artistes fuyant Paris pour le Val de Loire et qui s'offrent ici une tape gourmande. En y regardant de plus prs, les images du pass slectionnes pour cet ouvrage vous raconteront plutt la petite histoire de ce pays, celle qui fut faonne par nos aeux. Au dtour d'une cressonnire, d'une pice de labour ou d'un relais de poste, les auteurs vous invitent marcher, au rythme lent des saisons, sur les anciens chemins du canton de Mrville...

  • Poussez la barrière du Cotentin et entrez donc ! L'écrivain Michel Giard et le photographe Patrick Courault vous offrent un véritable pays : « Une presqu'île frangée de mer, peinte en vert, en bleu ou en blanc selon son humeur. Pour meubler le décor, on y ajoute des ruisseaux tranquilles, des collines couvertes de pommiers, des vaches placides, des hommes chaleureux, rêveurs, trop souvent discrets.
    Poètes, ils lisent dans le ciel. » Pour découvrir ce pays tout en lenteur, pour en capter les secrets et les silences, rien de mieux que le rythme des saisons et de l'alphabet. Patrick Courault, appareil photo à portée de main, a marché d'un pas discret afin de capter l'incertitude des lieux et des êtres ; la plume alerte de Michel Giard a fait le reste.

    Cette promenade alphabétique en Cotentin est « un hommage à la mémoire des lieux et des hommes, de l'instant qui passe, qui coule entre nos doigts et que l'on n'oublie pas ».

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