Langue française

  • Jamais un corps social n'a autant déchaîné de passions, autant nourri de paradoxes que les sapeurs-pompiers. Rompus à l'appréciation des situations complexes, illustrant l'esprit d'équipe, les sapeurs-pompiers volontaires ou professionnels conjuguent l'application des méthodes de raisonnement tactique et la réponse aux situations relevant de l'humaine condition. Dans cet ouvrage historique, Patrick Dalmaz revient sur des événements qui ont marqué l'évolution des sapeurs-pompiers. C'est souvent un feu, une catastrophe, sources de terreur pour les populations, d'inquiétude pour les corps municipaux et d'appréhension pour les gardiens des finances publiques, qui sont à l'origine du changement, qu'il soit technique, humain ou politique. Avec ses textes très documentés et une abondante illustration, l'auteur rend un bel hommage à ces techniciens du risque, sentinelles garantes de la quiétude de leurs prochains, qui sont largement appréciés de tous les Français.

  • "De 1910 aux années 1980, la France est un pays de barrages en construction. Si la grande histoire a retenu le gigantisme et les prouesses techniques réalisées, elle a souvent occulté les drames humains générés par la plupart de ces projets: disparition de vallées, de villages, de routes,etc. Gérard Guérit est allé à la rencontre des témoins de cette épopée. Illustré par de nombreuses cartes et photographies ce livre permet de mieux comprendre ces événements, qui ont profondément transformé des régions entières et durablement bouleversé la vie des populations concernées."

  • "En mai et juin 1940, l'Allemagne remporte sur la France une victoire sans précédent. Inattendue par son ampleur comme par sa rapidité, elle est vécue par les Allemands comme la revanche de 1918 et des traités de l'après-guerre. Or, la campagne de 1940 présente la particularité d'être la première guerre intégralement filmée et photographiée « sur le vif », autant par les services de propagande du Reich que par les soldats eux-mêmes. Scènes de combats, colonnes victorieuses, désolation chez l'ennemi sont autant de thèmes capturés par l'objectif des PK (compagnies de propagande) comme par celui des simples troupiers. L'ensemble nous offre aujourd'hui une documentation aussi riche que précieuse, qui conditionne souvent notre vision des événements. Surtout, ces innombrables témoignages photographiques nous racontent l'état d'esprit des vainqueurs, leurs préoccupations ou leurs centres d'intérêt. En ce sens, ils nous renseignent autant sur les photographes que sur les thèmes qu'ils abordent. A l'aide de centaines de photographies généralement inédites, dont un bon nombre provenant du photographe personnel du Führer Heinrich Hoffmann, cet album présente l'image que les Allemands eux-mêmes ont donnée de leur armée, de la création de la Wehrmacht aux premiers jours de l'occupation."

  • "Les noms des femmes juives et résistantes figurent peu dans les livres d'histoire et pourtant, elles ont pris des risques fous. Le fait qu'elles fussent juives ayant fait oublier qu'elles avaient été résistantes. Sur les neufs femmes exemplaires évoquées dans cet ouvrage, seules quatre ont survécu. Seulement quatre ont été reconnues officiellement comme résistantes par la commission nationale des déportés et internés de la Résistance. Cet ouvrage revient sur les raisons et la manière de leur engagement dans la résistance."

  • "Connu sous le nom de « Radar », Charles Fiquet photographiait et exposait dans les années 50-60 tous les bateaux qu'il croisait. Le succès rencontré a été considérable auprès de la population marinière. On retrouve ses tirages photographiques dans presque toutes les familles. Ses cadrages démontrent sa maîtrise de la technique de prise de vues. Mais son travail de photographe n'est pas uniquement professionnel, ""il est également poétique, lorsqu'il immortalise ces familles de mariniers sur le pont, souriantes, amoureuses de leur métier et de leur style de vie sur l'eau""... - "

  • "Cet album exceptionnel rassemble une cinquantaine de dessins de Guy Papin, sélectionnés parmi les plus représentatifs de son travail sur Barbara et les plus évocateurs de la chanteuse. Ces portraits, qui saisissent l'artiste dans ses poses les plus fameuses et qui rendent toute la force de son personnage, sont accompagnés de citations inédites de Barbara, retranscrites lors de plusieurs concerts donnés au théâtre Mogador, au printemps 1990. Ces « paroles de scène », adressées par l'artiste à son public, n'avaient jamais été publiées auparavant. En ce sens, elles constituent de véritables documents pour la connaissance de Barbara, de son art et de son rapport à son « seul amour »."

  • Le 21 février 1916 à 7 h 15, les Allemands bombardent Verdun dont les derniers habitants sont évacués en urgence. Les combattants et les munitions sont acheminés par la Voie Sacrée, la route reliant Bar-le-Duc à Verdun. C'est le début de la plus longue bataille de la première guerre mondiale. 300 jours et 300 nuits, soit dix mois de combats auxquels se sont livrés des soldats, français comme allemands, dont le rôle principal consistait à survivre dans ce déluge de fer et de feu ! Plus de 300?000 hommes y laissèrent leur vie. Spécialiste de la Grande Guerre, cartophile avertie, Stéphanie Couriaud retrace, à partir de photographies et de cartes postales anciennes, la bataille de Verdun, devenue un symbole de la résistance française.

  • L'administration de la Gaule par Rome dura environ 600 ans, depuis les premières conquêtes romaines (en Provence à la fin du IIe siècle avant J.-C.) jusqu'aux grandes victoires de Clovis sur les dernières légions (seconde moitié du Ve siècle de notre ère). Le sujet est ici traité sous la forme d'un dictionnaire amoureux abondamment illustré : A pour « Auguste », B pour « Bains et établissement thermaux », C pour « Croyances religieuses »... jusqu'à Z pour « Zones rurales ». Chaque entrée porte sur un aspect de la vie quotidienne, une personnalité ou un temps fort de l'histoire. Ainsi, vous retrouverez Lyon, Arles, Reims, Vienne, Autun, de même que les personnalités incontournables, Vercingétorix, Jules César, Auguste, Claude, saint Martin. Mais cet ouvrage s'efforce de ne pas renvoyer aux clichés et images d'Épinal tant et tant ressassés pour vous faire découvrir des sites ou des facettes de l'époque gallo-romaine parfois méconnus.

  • Le 30 septembre 1897, soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face meurt au carmel de Lisieux à l'âge de 24 ans. Un an plus tard paraît Histoire d'une Âme, récit autobiographique de la jeune carmélite. Cet ouvrage connaît un très grand succès populaire et les lettres des fidèles arrivent en nombre afin de relater une guérison ou un retour à la foi. Le Procès diocésain est ouvert en 1910, soit treize ans après sa mort. Durant la Grande Guerre, Thérèse est priée par les combattants français, belges, irlandais mais aussi allemands. Les soldats surnomment leur protectrice Petite Soeur et, pour la remercier, envoient par milliers des ex-voto que le Carmel de Lisieux conserve encore de nos jours. Thérèse de Lisieux est béatifiée en 1923 et canonisée en 1925. A travers cet ouvrage, l'historienne Stéphanie Couriaud retrace la vie posthume de Thérèse de Lisieux, cet « ouragan de gloire » d'après le pape Pie XI. Vous découvrirez à travers des images et des témoignages les 28 années qui séparent sa mort et sa canonisation.

  • Le 14 juin 1944, huit jours exactement après le débarquement des forces anglo-américaines sur les côtes de Normandie, Charles de Gaulle, chef de la France combattante et président du Gouvernement provisoire de la République française, posait le pied en France libre. Depuis quatre années, de Gaulle incarnait l'âme de la Résistance. Aux yeux de la grande majorité des Français, il représentait le pouvoir légitime durant cette Libération qui s'annonçait. Un seul chef d'État, et non des moindres, lui contestait ce rôle, en même temps que cette légitimité durement acquise, Franklin Delano Roosevelt : Le président des États-Unis voulait par tous les moyens l'écarter du pouvoir. Ces tensions transatlantiques nées en pleine seconde guerre mondiale marquèrent profondément la politique gaullienne durant les 25 années qui suivirent. Daniel Pierrejean nous montre comment, face à Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson puis Nixon, Charles de Gaulle fit front pour sauvegarder la souveraineté et l'indépendance de la France.

  • Héraut d'un passé fantasmé, le peintre Leo Schnug a créé un univers unique mêlant réalités historiques, références légendaires et gages d'une imagination débordante. Nul autre que lui n'a su faire cohabiter lansquenets, chevaliers et grognards avec autant de poésie et de style. Difficile de ne pas être aspiré dans son monde. Impossible de rester insensible à son parcours personnel. Né en 1878 dans une Alsace annexée à l'Empire prussien, Leo Schnug subit de plein fouet l'internement définitif de son père alors qu'il n'a que deux ans. Quelques mois plus tard à peine, le décès de sa soeur aînée le laisse seul avec une mère aimante, trop sans doute, puisqu'elle ira jusqu'à empêcher sa relation avec le grand amour de sa vie. Autres ombres à son tableau : la maladie et l'alcool qui finiront par l'emporter après douze années passées en asile psychiatrique. L'image d'un peintre fou - voire maudit - colle toujours à son nom du fait de son penchant pour la dive bouteille, de sa proximité avec l'empereur Guillaume II et de diverses frasques. Mais son génie pictural en fait surtout l'un des plus grands artistes du début du XIXe siècle.

  • "Après une carrière internationale particulièrement bien remplie, Samir M. Zoghby s'est penché sur l'égypte de sa jeunesse, pour en livrer un témoignage aussi original que puissant. Avec un style alliant les traditions graphiques les plus anciennes de la vallée du Nil à une inspiration très personnelle, il a raconté « son » Egypte en une série de planches dessinées qui, toutes, présentent un aspect différent de la vie quotidienne. L'animation des marchés, les religieux, les militaires, les coutumes et le folklore, la vie privée et la vie publique, l'ambiance de l'époque, les relations entre les communautés, rien n'échappe à son observation. Afin de rendre ses dessins accessibles au plus grand nombre, il les a accompagnés de textes explicatifs qui mènent le lecteur à la découverte d'un pays et d'un peuple attachants, loin des lieux communs. Au-delà de ses propres souvenirs, Samir M. Zoghby nous donne à voir et à comprendre la substance d'un pays dont les dernières décennies, puis le « printemps arabe » ont profondément modifié le visage."

  • Avez-vous entendu parler du « coup de poignard » du 18 Brumaire, ou des terrifiantes colères que l´Empereur piquait régulièrement ? Et savez-vous comment les Bonaparte ont été « décorsifiés », ou encore pourquoi l´Aiglon devint sourd, aveugle et muet ?
    Vous allez vite découvrir que tout n´a pas encore été écrit sur Napoléon Bonaparte et l´Empire. A travers de nombreuses anecdotes souvent passées sous silence, vous allez même percevoir un Premier Empire qu´on ne trouve pas dans les livres d´histoire...
    Daniel Appriou est expert judiciaire près la cour d´appel de Rennes. Après avoir écrit dans la presse régionale bretonne de nombreux articles sur la vie en Angleterre, il commença une série de livres d´histoire, tout d´abord locale, intervenant de 1992 à 1998 sur Radio Bretagne Ouest pour une série d´émissions évoquant les Bretons célèbres. Il contribua également à divers quotidiens et revues. Par ailleurs, il a publié quatre tomes sur les châteaux et manoirs en baie de Morlaix, suivis d´une évocation historique du château du Taureau avec Marie-Claude Appriou, ainsi que de nombreux ouvrages de référence expliquant les expressions historiques de la langue française, les grands événements qui ont fait l´Histoire, et bien d´autres.

  • Avec l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés des Alliés, 1917 est une année charnière dans cette terrible guerre. En 1916, Verdun a laminé l'armée française et l'offensive sur la Somme n'a pas donné les résultats escomptés. Au printemps, une nouvelle offensive a lieu au Chemin des Dames. Mais aussi vaine que meurtrière, elle n'apporte pas la victoire tant attendue. Des milliers de soldats sont encore tombés, la guerre s'enlise et le moral est au plus bas. Loin de la France, à Salonique, l'armée d'Orient se lance à la reconquête de Monastir et de Koritza. Là aussi, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances des armées alliées. Gilles Vauclair, spécialiste de la première guerre mondiale, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le conflit. Depuis 2014, il revient année après année sur le déroulement de la Grande Guerre. Il agrémente ses ouvrages de documents souvent inédits, présentant les différents belligérants.

  • Nous sommes le 6 juin 1944. A 9h17 précises, le communiqué officiel des forces alliées tombe sur les télescripteurs : « Sous le commandement du général Eisenhower, des forces navales, appuyées par de puissantes forces aériennes, ont commencé à débarquer des armées alliées sur la côte de France ce matin. » Au soir de cette première journée, 160 000 hommes ont pris pied en France. Vingt mille véhicules, parmi lesquels 800 chars, ont débarqué sur les côtes de Normandie. A partir de ce moment précis, pour consolider leur tête de pont, les Alliés doivent assurer un flot ininterrompu de renforts humains, de ravitaillements en vivres et en munitions, de véhicules. Rapidement, les convois de la seconde vague arrivent sur les côtes normandes, protégés par des forces navales légères qui surveillent en permanence le chenal où opère une quantité incroyable de navires. Soixante-dix ans après, nous redécouvrons ici les désormais célèbres bateaux du Jour J.

  • "Au début des années 1960, le tramway électrique était présent dans six villes de Belgique : trois en Wallonie (Liège, Verviers, Charleroi), deux en Flandre (Anvers, Gand), sans oublier bien sûr la capitale, Bruxelles. S'y ajoutaient de nombreuses lignes de tramways vicinaux autour de Bruxelles, Charleroi et Anvers, ainsi que sur la Côte, entre La Panne et Knokke. Aujourd'hui, si le tram a disparu des rues de Liège et de Verviers, il est toujours actif dans les autres villes après avoir été profondément modernisé.
    L'auteur évoque ces tramways si caractéristiques d'un pays qui fut l'un des berceaux de l'industrie ferroviaire au tournant des XIXe et XXe siècles. Les photographies d'époque prises par l'auteur, toutes inédites, montrent aussi combien l'environnement urbain a changé au cours du demi-siècle écoulé. - "

  • "Aujourd'hui, le traditionnel hochet et les autres jouets dits couineurs accompagne toujours bébé dans son berceau, tandis que les nounours et autres peluches bercent son sommeil. Mais il y a plus de 100 ans, les jeux et les jouets de nos aïeux était un peu différents: billes, chevaux de bois, cyclorameurs, soldats de plomb... Tous ces objets ont fait rêver des générations de bambins émerveillés et, pour beaucoup d'entre eux, ils continuent à peupler le quotidien de nos enfants... Des enfants que nous fûmes tous et que nous restons dans un coin du coeur."

  • Richement illustré de clichés et de documents inédits provenant principalement de la collection de Daniel Bernard, cet ouvrage invite à une redécouverte de la paysannerie. Combinant les méthodes apprises de l'histoire classique et celles empruntées à l'ethnologie, Daniel Bernard évoque les campagnes entre la Préhistoire, où apparaissent les premières traces de sédentarisation et d'agriculture, et le XXIe siècle, où elles se peuplent de néoruraux qui reconquièrent un environnement délaissé par les paysans.
    Archaïsme et modernité, crises et famines, modernisation et productivisme ponctuent ces pages. Pour évoquer les réalités de la vie quotidienne, des textes historiques apportent un éclairage particulier en laissant la parole aux contemporains.
    La paysannerie se découvre aussi à travers ses traditions et ce patrimoine fragile que constitue le folklore. Naissance de l'ethnographie, littérature orale, architecture rurale, perception du costume populaire, traditions et rituels enrichissent ce livre qui valorise le monde rural, cher à un auteur qui en est issu.
    Docteur en anthropologie sociale et historique, Daniel Bernard a publié de nombreuses études concernant l'histoire du loup en France et les arts et traditions populaires du Berry. Par sa connaissance du terrain, son regard de chercheur et sa sensibilité ethnologique, il apparaît comme l'un des meilleurs spécialistes de la culture populaire berrichonne.

  • Aprs une traverse du dsert de quelques dcennies, les nes et les mulets gayent nouveau les paysages de nos contres. D'abord carts par la mcanisation, ils sont rapparus en tant qu'animaux de compagnie. Au dbut du sicle dernier, ils accompagnaient les hommes dans leur labeur journalier, la ville comme la campagne, la mer comme la montagne, mais aussi dans les loisirs des plus nantis. Grard Chappez a sign plusieurs ouvrages aux Editions Sutton, consacrs ses passions, les nes et l'histoire de sa rgion, la Franche-Comt. Il a puis dans sa collection ces magnifiques cartes postales, souvent indites, pour nous prsenter le quotidien des nes et des mulets la Belle Epoque.

  • Compostelle, un nom qui fait rêver depuis 1200 ans ! Car 813 est la date symbolique de sa découverte, liée à la légende de Charlemagne parti délivrer le tombeau des mains des Sarrasins. Mais les Sarrasins ne sont jamais allés à Compostelle du temps de Charlemagne, et l'empereur non plus ! Qu'en est-il alors ? Simplement, dès l'annonce de la découverte de ce tombeau, un pèlerinage est né, fréquenté par les proches du sanctuaire. Sur volant une trentaine de récits de pèlerins, cet ouvrage part des années 1980 et remonte jusqu'à Godescalc, premier pèlerin connu. Il présente des anecdotes et des témoignages vécus, démontrant l'influence des deux derniers siècles sur l'histoire de Compostelle. Le XIXe siècle a d'ailleurs donné naissance au pèlerinage contemporain, devenu phénomène de société, avec sa publicité, ses associations de pèlerins et l'utilisation commerciale de la marque « Compostelle ». Denise Péricard-Méa fut pèlerine en 1982, à cheval, entre Bourges et Compostelle. Elle est docteur en histoire, spécialiste des cultes à saint Jacques auxquels elle a consacré sa thèse Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Age (PUF, 2000). Depuis 2002, elle anime avec Louis Mollaret, ancien président d'associations d'amis de saint Jacques, une association de chercheurs indépendants, la Fondation David Parou Saint-Jacques.

  • L'imaginaire de la première guerre mondiale s'embarrasse peu des prisonniers ! Le relatif oubli du prisonnier de guerre français n'est pas récent. Au lendemain du conflit, les contemporains tentèrent de masquer cette réalité en valorisant d'autres figures cardinales. Certains magnifièrent le Poilu, un auteur de hauts faits d'armes pendant que d'autres insistaient sur le sacrifice de toute une génération, dans un culte exclusif des victimes du conflit. Parti dans l'anonymat de la guerre de masse, oublié dans les camps allemands, rentré au pays dans cette ambiance paroxystique de deuil patriotique, le prisonnier de guerre ne pouvait légitimement trouver sa place dans cette société. Il allait errer dans ce monde de l'entre-deux-guerres d'abord, puis dans les mémoires, sans aucune reconnaissance de sa souffrance. Découvrir, à partir de son courrier, le cheminement d'un prisonnier de la première guerre mondiale nous permet d'appréhender une réalité complexe. Plus encore que ce sort commun partagé par tous les prisonniers, l'auteur nous fait vivre une véritable odyssée qui nous mène des combats de 1914 au retour au pays en 1919, en passant par les divers camps d'internement qui furent autant d'épreuves pour les captifs.

empty