Magellan & Cie

  • «?Il paraît qu'ici le temps dure plus longtemps, que le soleil brille plus fort et que la lumière vous happe plus intensément. C'est vrai??
    -?Oui c'est vrai. Et même au-delà de la lumière c'est une ville entière, pleine de contradictions, de passions inverses, qui vous emporte d'un souffle de mistral dans le tourbillon de son coeur. Et on n'en sort plus. On y revient toujours. Même lorsque les sirènes de la capitale parisienne nous appellent, même lorsque l'ailleurs nous paraît plus vivant, Marseille nous ramène à elle, toujours, inéluctablement. Comme un aimant...?»

  • 1) Un hymne à la vie naturelle dans une région qui se partage entre forêts profondes et montagnes.
    2) Un hymne au retour aux sources par un bourlingueur qui n'aime rien tant que de partir au loin pour mieux revenir.
    3) Un hymne à la richesse humaine et à la beauté d'une région confrontée à de multiples défis sociaux et économiques.

    EXTRAIT : « Je n'ai jamais caché mes rêves. Les Vosges ont habité ceux de l'enfance. Étrange attirance pour l'urbain, né à Nancy, l'historique et éclairée cité des ducs de Lorraine, à mille lieues des clairs-obscurs vosgiens filtrant des vallées industrielles et des forêts profondes. Lors de longues villégiatures estivales, et grand-parentales, je succombais volontiers à leur charme incertain. De celui qui met justement en mouvement... l'esprit et le corps. »

  • « Mes Calanques. J'ose me les approprier. Oui, elles sont miennes par toutes ces strates de bonheur déposé comme le calcaire qui les compose, pliées, tordues, mais toujours solidement ancrées entre ciel et mer.
    Mes Calanques d'embruns, de vertiges verticaux, d'apesanteur sous-marine, de langueur brûlante. Mes Calanques avec une majuscule pour leur Majesté. » Diplômée d'architecture intérieure, orientée vers l'architecture marine puis l'étude des mammifères marins, Laurence Couquiaud est céramiste. C'est au Japon où elle vivait qu'elle a connu ses premiers "émois d'émaux". Elle crée des céramiques contemporaines, en grès noir et porcelaine, aux émaux d'or et d'argent... Globe-trotteuse, elle a remisé ses palmes, mais est toujours passionnée d'univers aquatiques et d'Asie. Elle rend ici hommage aux calanques qui ont forgé son enfance et son goût de la découverte et de la nature marine. Son livre précédent « La mémoire sous les vagues » a obtenu le prix Femme actuelle 2016.

    L'ambitieuse collection « Pour l'amour de », éloge géographique du voyage en France, avec 6 nouveaux titres à paraître, se réjouit d'accueillir des auteurs du patrimoine littéraire, en même temps que des auteurs contemporains, qu'ils soient français ou étrangers.

  • « Cherbourg-en-Cotentin, c'est la porte ouverte sur ce pays à l'écart des migrations touristiques et qui ne manque pas d'attraits. Laissez-vous tenter avant de succomber. Il ne vous faudra peut-être qu'une seule journée pour tomber amoureux de ce coin de Normandie si différent. Ce pays, presqu'une île, a sans doute des envies d'escapade et rêve en secret de larguer les amarres. Accrochez-vous sous le vent têtu, assoupissez-vous sous des ciels à la lumière changeante, toute en émotion. Magie, la petite musique du Cotentin va vous ensorceler »

  • « Lieu stratégique de l'histoire de France, le Pays de Fontainebleau se déploie entre forêt, vestiges, châteaux et villages, des abords de Dammarie-les-Lys à la lisière de Millyla- Forêt et de Larchant jusqu'à Moret-sur-Loing. Des bourgs, des champs, des exploitations agricoles, des centres équestres, de vastes propriétés, tous embellis par la forêt.
    Labellisée « Forêt d'exception » depuis juin 2013, en attente de s'inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco, celle-ci s'étend sur quelque vingt mille hectares, bravant le tourment des siècles. »

  • 1) Mise en valeur d'un des hauts lieux de la vie culturelle et spirituelle de France qui attire encore aujourd'hui beaucoup de visiteurs du monde entier.
    2) Retour sur un endroit qui a inspiré nombre d'écrivains et de philosophes, au point qu'ils s'y soient installés : Romain Rolland, Max-Pol Fouchet, Paul Claudel...
    3) Hymne à une région splendide dont Vézelay constitue un phare.

    EXTRAIT : « Voici donc la colline où, dit-on, soufflent en tempête les quatre vents de l'esprit, ceux qu'a sculptés sur un chapiteau de la nef un artiste inconnu du xiie siècle. Qu'on arrive de l'ouest, par la route de Clamecy, ou de l'est, par la route d'Avallon, en s'arrêtant un moment, comme les anciens pèlerins, à la croix de Montjoie, l'étonnement, quelles que soient les couleurs de la saison, est le même : comment ne pas être sensible à la puissance mesurée du site, à l'élan de cette «colline sacrée entre toutes» (Romain Rolland) ? à cette «convocation» de collines (Paul Claudel) ? »

  • « C'est par la mer, idéalement, qu'il faut arriver à Bonifacio pour la première fois. Sillonner la crête huileuse des vagues, devant cette pâle muraille inexpugnable, chercher la faille. Porter sur le cuirassier blanc le regard carnassier, fiévreux et amoureux, concupiscent, exigeant, jaloux et délirant des Barbaresques, des pirates, des Pisans, des Génois. Il faut convoiter Bonifacio avant de la voir et la voir enfin pour la désirer. C'est une ville qui suscite l'envie, l'envie d'être là, de vivre là, de se lever là, déjeuner devant le soleil matinal et verdissant ou sous le charme de la splendeur suspendue du soleil couchant. C'est une ville à la peau pâle et douce, qu'on doit pourchasser de ses rêves. »

  • « Saint-Malo, un nom qui sonne comme un rêve éveillé et fait jaillir sous mes yeux des images insolites. La mer d'abord, aux mille couleurs changeantes, qui épouse le ciel, le soleil ou les nuages, et ne se laisse enfermer que temporairement dans ce vert émeraude auquel on l'a identifiée. Les bourrasques de vent, ensuite, qui soulèvent des vagues géantes, font plier les arbres et gémir les maisons, et menacent de vous arracher à la pesanteur. (...) En fait, Saint-Malo ne se résume pas pour moi à une station balnéaire. Je ne m'y suis jamais projeté en touriste. Au coeur de mon imaginaire, je l'ai dit, la cité corsaire me donnait des ailes, me ramenait au coeur de ma vocation d'écrivain. » Marc Tardieu est né en 1959. C'est en consacrant un livre à son grand-père bougnat qu'il développe son intérêt pour l'histoire et la vie quotidienne des communautés de provinciaux auvergnats et bretons - à Paris. Par la suite, il rédige plusieurs ouvrages sur les immigrés métropolitains (africains, antillais), dont la condition l'a toujours préoccupé. Il est aussi traducteur et directeur de la collection « Gens d'ici ou d'ailleurs » aux éditions du Rocher.

    L'ambitieuse collection « Pour l'amour de », éloge géographique du voyage en France, avec 6 nouveaux titres à paraître, se réjouit d'accueillir des auteurs du patrimoine littéraire, en même temps que des auteurs contemporains, qu'ils soient français ou étrangers

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