Pascal Galode

  • À la fois, femme et enfant, rêvant du prince charmant à l'instar d'une Bridget Jones, mais au coeur de Paris et en plus déjanté. Anna trouvera-t-elle le grand amour entre les vapeurs d'alcools et la fumée des cigarettes interdites mais toujours présentes.

    C'est ce parcours initiatique entre l'enfance et l'âge adulte, avec humour et dérision que nous livre ce premier roman tendre, drôle et parfois cynique d'une jeune femme d'aujourd'hui.

  • Mai, juin 1940, la France retranchée derrière la ligne Maginot subit lune de ses plus graves défaites et connaît une terrible désillusion. Après la campagne de Norvège, cest l évacuation de la poche de Dunkerque. La marine est en première ligne durant ces heures tragiques. Son combat nest pas terminé pour autant car des volontaires venus de lîle de Sein, de Normandie et dailleurs rejoignent de Gaulle en juillet 1940.
    Lépopée de la France Libre se poursuit avec la libération de Saint-Pierre et Miquelon, la perte de corvettes en Atlantique et celle du sous-marin Surcouf, à lépoque le plus grand du monde.
    La guerre transforme des existences banales en destins dexception, à limage de ce marin qui connaitra les débarquements dAfrique du Nord, de Normandie et de Provence.
    La France libérée et meurtrie nen a pas fini pour autant avec la guerre. Direction lIndochine aux mains des Japonais puis des Chinois pour Leclerc, Massu et leurs hommes. Les renforts viendront plus tard avec de jeunes marins sortis de lécole des mousses et passés par Siroco. Ces jeunes de vingt ans connaitront la peur, lamitié, le mal jaune et parfois la mort.
    Les acteurs de ces récits nous restituent leurs émotions et le souffle de laventure. Loccasion de découvrir des facettes méconnues de notre histoire contemporaine, une histoire dont on ne conserve en tête que les grandes têtes de chapitre sans appréhender la réalité quotidienne des plus modestes combattants.

    Ecrivain éclectique, Michel Giard a publié une quarantaine douvrages. Historien, conférencier, grand voyageur, chroniqueur sur France Bleu Cotentin, lauteur nous emporte vers des destinations lointaines, de larchipel de Saint-Pierre et Miquelon jusquaux rivages indochinois. Spécialiste des rapports de lhomme et locéan, Michel Giard a publié de nombreux ouvrages sur lépopée du sauvetage en mer et sur les corsaires et les pirates.
    Il vient de publier aux éditions du Télégramme Les Mousses et nous offre avec cet ouvrage une belle série de témoignages hauts en couleur, riches en rebondissements, parfois dramatiques.


  • C'était au temps où dans le port de Cancale se serraient des dizaines de bisquines, ces voiliers de pêche gréés à trois mâts, avec des empilements de huniers qui leur donnaient une surface de voile colossale.
    Cette année-là, le dernier jour autorisé pour le dragage des huîtres sauvages tomba le dimanche de Pâques. Les patrons pêcheurs n'écoutèrent pas leurs épouses qui tenaient à respecter " le jour du Seigneur ". Et la marée fut bonne, excellente même. La Yande, une maîtresse femme du quartier de La houle, les avait prévenus: un jour il faudrait payer... Quelques mois plus tard en effet, une épidémie ruina tous les parcs à huîtres.
    Etait-ce la fin de Cancale et de ses bisquines?

  • La Chronique maritime de la France d'Ancien régime (1492- 1792) du Professeur Michel Vergé-Franceschi est un véritable usual paru une première fois il y a une dizaine d'années. La préface de l'Amiral Jean-Charles Lefèbvre, chef d'État-major de la Marine à l'époque, témoigne de l'importance de l'ouvrage conçu comme un véritable almanach.
    L'ouvrage fort de 800 pages, réparties en deux volumes, présente, année après année, tous les événements maritimes qui ont intéressé la France, l'Europe et le monde depuis les Grandes Découvertes de Christophe Colomb jusqu'aux heures sombres de la Révolution française.

  • Les catastrophes maritimes du XXe siècle ne se résument pas à la disparition du Titanic. Ce n'est qu'une fortune de mer parmi d'autres. Difficultés de mise au point des premiers sous-marins, accidents lors des manoeuvres navales, instabilité de la poudre, négligences sont autant de causes qui vont entrainer vers la mort navires et équipages.

    Au cours des deux guerres mondiales, la marine joue un rôle important car les bélligérants veulent contrôler l'espace maritime. Ils se livrent une guerre totale, sans concession, terriblement meurtrière.
    Quand à la marine marchande et au monde de la pêche, ils paient régulièrement un lourd tribut à la colère des flots. Que dire de ces incendies à répétition qui détruisent plusieurs paquebots français du Georges Phillipar au Normandie.

  • Ce n'est que deux siècles après la découverte d'un passage en mer libre entre l'Atlantique et le Pacifique, au sud des Amériques, que les navires marchands en font leur route. Le cap à passer est en effet redoutable, gardien d'un univers de tempêtes, de brouillards et de glaces. On passe ou on y reste, que l'on soit mousse ou capitaine. Dure école du courage et de la solidarité ! " Tous les marins de ces navires sont frères devant le cap Horn qui les attend ", écrivait l'un d'eux à son épouse. A l'issue d'un parcours initiatique, aussi dangereux que fascinant, les hommes sont grandis d'avoir vaincu leur peur dans un combat acharné contre les éléments d'une rare brutalité. Mais qui peut les entendre ? Pas grand monde. Pas même leur épouse, condamnée à de longues et constantes séparations. L'éloignement est gros d'incompréhensions ! Certaines femmes ont pu suivre leur mari dans ces mers inhospitalières. Oh ! des femmes de capitaine seulement. Quelques enfants sont même nés à bord, qui faisaient la joie des équipages. Brigitte et Yvonnick Le Coat livrent ici la suite du travail publié dans un précédent ouvrage, consacré à la seule Cie Bordes. Ils ont élargi leur propos à l'ensemble des marins qui, après les découvreurs, ont franchi le cap Horn, depuis les pêcheurs de baleines et les premiers marchands sur leurs petits trois-mâts en bois, jusqu'aux équipages des derniers grands voiliers de charge en acier, superbes bâtiments à quatre ou cinq mâts d'une centaine de mètres de longueur, disparus à l'issue de la guerre de 1914-1918.

  • En regardant ces épaves qui ont eu une vie, Klaod Roparz a sans doute pensé à ses ancêtres qui avaient peut-être navigué sur ces merveilleux thoniers, langoustiers et autres.

    Photographe de profession il immortalise ces épaves pour mieux rendre hommage aux hommes qui naviguèrent dessus. En les observant il s'est aperçu que les empreintes du temps et de la vie à bord sont encore très présentes lorsqu'on sait voir au-delà des choses, l'âme des marins est là. Le bateau a le même cheminement que le marin, corps et âmes suivent le même trajet de vie et ils ont le même chemin de transformation. Squelettes de bois, d'acier, la décomposition, le dépouillement de l'enveloppe charnelle est identique et que reste-t-il ? L'imaginaire ! Où chacun projette sa propre histoire. L'usure du temps, les rides creusaient, par le jeu d'un calfatage disparu, les membrures et bordées tellement comparables à la cage thoracique humaine.

  • A bord de la Grande Hermine, l'un des deux derniers navires armés pour la grande-pêche, Céline Ferrier, qui en fut la première et la seule femme officier de marine marchande, nous raconte le quotidien de ceux qui aujourd'hui encore vivent dans les traces des Terre-neuvas d'autrefois. Dans la seconde partie de cet ouvrage, elle est allée à la rencontre des habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les reportages photographiques de Teddy Seguin complètent ce texte vu de l'intérieur. Pour cela, le photographe s'est immergé pendant plusieurs mois au coeur de l'équipage de la Grande Hermine mais aussi à Saint-Pierre. Il a su se faire oublier pour nous donner des images exceptionnelles.

  • Ce roman maritime impeccablement documente se lit compte un polar haletant.
    Qu'est-il donc arrivé à louis roulier et pierre gasnier, dont le doris est parti à la dérive quelque part au large de terre-neuve? gasnier seul a été retrouve, rendu amnésique par un choc violent. a- t - il tué son compagnon ? il n'en sait rien lui-même, et la découverte de la vérité ne manquera pas de le surprendre. en dérive, publié en 1931, est le premier roman que roger 1'ercel consacra au monde de la mer.
    L'auteur avait tout compris de la condition des pelletas ,,, comme on appelait les matelots qui péchaient la morue a terre-neuve depuis de petites embarcations appelées doris. l'histoire de ce pierre gasnier en quête de sa mémoire perdue nous immerge dans l'univers sombre et exaltant de la grande pêche. par des conversations tenues dans les caboulots de villages sur les bords de rance, au marché de dinan et dans la rue de la soif à saint-malo, vercel reconstitue l'ambiance de " là-bas " avec une telle force que l'on entend gronder les vagues déferlantes.

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