Sciences & Techniques

  • Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, Je n'aurai pas le temps, L'Univers expliqué à mes petits-enfants, J'ai vu une fleur sauvage qui ont rencontré la faveur d'un très large public. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité.
    Près de l'étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l'eau calme, se trouve un banc de bois : "Le banc du temps qui passe".
    Je m'y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence.
    Après un moment de silence, me viennent à l'esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m'émerveille, me fascine et m'inquiète à la fois, c'est aussi chercher à me rassurer.
    Ce livre est destiné à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager ici mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à coeur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d'astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l'honneur de s'y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d'une situation ou à prendre une décision concrète.
    Mais rien de ces pages n'est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour - indéfiniment.
    H. R.

  • C'est fin 2017 que des chercheurs de l'observatoire Haleakala, dans les îles d'Hawaï, détectent un étrange objet qui traverse notre système solaire à une vitesse si élevée qu'il ne peut provenir que d'une distante étoile. L'objet, baptisé 'Oumuamua, ne dégage aucune traînée de gaz ou de poussières lorsqu'il passe à proximité du Soleil. Pour l'astrophysicien Avi Loeb, en raison de sa forme et de sa trajectoire insolites, la seule explication logique est qu'il s'agit d'un engin artificiel construit par une civilisation extraterrestre.
    Cette hypothèse d'Avi Loeb fait couler beaucoup d'encre, et les implications qui en découlent pour l'avenir de la science, des religions et de l'espèce humaine sont considérables. Extraterrestre est un livre aussi généreux que vertigineux, au croisement de la science et de la philosophie, qui nous enjoint à remettre en question nos idées reçues et à porter un regard critique sur l'univers qui nous entoure et les objets qu'il recèle, aussi étranges soient-ils...

  • Comment sommes-nous devenus humains ? Si la question de l'origine de l'Homme fascine le grand public, et souvent les chercheurs eux-mêmes, celle de l'évolution humaine et de ses processus est méconnue. Mais aussi cruciale pour la connaissance de notre espèce que l'apparition des « premiers Hommes » est la longue histoire du développement des traits qui nous caractérisent, la culture et le langage au premier chef.

    Comment les « arbres » de l'évolution humaine sont-ils construits ? Comment les nombreuses espèces d'Hominines connues sont-elles définies et situées sur leurs rameaux ? Comment la génétique des populations et la biologie moléculaire s'accordent-elles avec les conclusions tirées de l'étude des fossiles ? Comment penser l'articulation de l'évolution biologique et du devenir culturel ? Les transformations du cerveau éclairent-elles l'émergence de la cognition humaine, et celle du langage ? Quelle place les « scénarios d'hominisation » donnent-ils à la femme dans l'histoire du devenir humain ? Comment, enfin, concevoir l'« exception humaine » dans l'histoire du vivant ?

    Ce livre s'attache à dévoiler les concepts, les présupposés et les implications des sciences de l'évolution humaine aujourd'hui. Il éclaire ainsi la question - qui résume toutes les interrogations philosophiques : qu'est-ce que l'Homme ?

  • Avez-vous déjà traversé des phases où vous vous sentez moche, fatiguée, où vous vous dévaloriser sans raison ? Avez-vous déjà craint de perdre votre beauté avec le temps ?

    Pour rester belle, il existe des gestes aussi simples qu'efficaces : marcher 5 kilomètres par jour, se crémer le soir avant de se coucher, prendre de la vitamine D tous les matins d'hiver, sortir un soir par semaine, jouir de la vie de toutes les façons...

    Le docteur Valérie Leduc a inventé une médecine qui prend en compte la globalité du patient et utilise toutes les dernières avancées de la science pour leur proposer des soins qui reposent sur le triptyque bien-être, beauté, santé. Dans La Médecine de la beauté, elle explique sa méthode, et offre mille conseils et astuces qu'elle a rassemblés au cours de sa pratique. Elle démontre comment nous sommes aux commandes de notre santé et de notre beauté.

    Alors, il est temps de choisir votre âge.

  • - " En rédigeant ce livre, j'ai pris conscience de la valeur symbolique que je pouvais lui donner : celle d'un testament spirituel que je dédie à mes petits-enfants. Que voudrais-je leur transmettre de ce que j'ai pu découvrir sur ce grand Univers qu'ils vont continuer à habiter après moi pour qu'ils puissent ensuite le transmettre à leur tour ?Dans cette suite de conversations avec l'une de mes petites-filles, un été, sous le ciel étoilé que nous contemplons ensemble, je revis ces soirées du mois d'août avec mes enfants qui me bombardaient de questions, pendant que nous attendions les étoiles filantes. La contemplation de la voûte céleste et le sentiment de notre présence parmi les astres sont la source d'un désir partagé d'en savoir plus sur ce mystérieux cosmos que nous habitons. " H. R.

    - Hubert Reeves, astrophysicien, a publié au Seuil de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, Mal de Terre, Je n'aurai pas le temps, qui ont rencontré la faveur d'un très large public.

  • Poussières d'étoiles

    Hubert Reeves

    • Seuil
    • 18 Septembre 2008

    Cet album voudrait être une ode à l'univers. J'ai tenté de rendre hommage à sa splendeur et son intelligibilité, d'exprimer à la fois sa créativité, son inventivité, sa beauté et sa richesse. J'ai voulu donner à contempler et à comprendre.
    Hubert Reeves

  • Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu'il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète - ce qu'ils ne trouvent pas encore à l'école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer : habitat, transports, alimentation, métiers, façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale ? Si rien n'est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les « drogués du pétrole » que sont les parents d'aujourd'hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre, mis à jour en fonction des dernières recherches sur le changement climatique et les moyens de le maîtriser, peut y contribuer.

  • Savons-nous vraiment ce qu'est une plante ? Nos sciences naturelles, dominées par le modèle animal, méconnaissent les spécificités du monde végétal. C'est une vision neuve de ce monde, riche de surprises, que propose l'auteur, et qu'il illustre de sa main experte. Souvent considérées comme une forme de vie inférieure, les plantes constituent pourtant un succès biologique qui vaut, ou même dépasse, celui des animaux ; mais notre vision «zoocentrique» de la biologie nous empêche de le percevoir. Nous ne pourrions pas vivre sans les plantes, alors qu'elles n'ont pas besoin de nous. Plutôt que de les considérer comme des cas particuliers d'importance mineure dans une biologie focalisée sur l'animal et l'homme, ne faut-il pas recentrer les sciences de la vie sur ces êtres énigmatiques, silencieux, immobiles et trop méprisés, à qui nous devons notre existence ?«Je rêve d'une botanique qui saurait se déterminer de façon autonome, selon ses propres règles, cessant d'être à la traîne derrière la physiologie animale ou humaine : prenant en compte la plante elle-même, comme une forme de vie originale, comme un modèle en matière d'autonomie et de restauration de l'environnement, elle pourrait retrouver sa place au centre des sciences de la vie. Dans notre monde de fric, de frime, de pub, de bruit, de pollution et de brutalité, quel meilleur témoignage que celui des plantes, belles et utiles, discrètes et autonomes, silencieuses et d'une totale non-violence ?»F. H.

  • La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un « olivier qui avait été un jour complètement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison ». Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort.
    L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie.


    Éblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.

  • L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé « Singularité technologique », fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
    Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?

    Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques.

  • « Tempête parfaite », « The perfect storm», désigne une épidémie où tous les facteurs se conjuguent pour aboutir à un drame pandémique. De janvier à juin 2020, Philippe Sansonetti a tenu une chronique de la pandémie de Covid-19 : perception par la population et les médias, réponse des autorités, avancées de la recherche. Il y montre une maladie liée à l'empreinte croissante de l'homme sur la planète, nécessitant une conversion radicale de nos comportements. Mais la responsabilité humaine, ce sont aussi les avertissements lancés de longue date par la science et peu entendus par les pouvoirs publics guidés par le court terme et la population mal informée. Le « temps de scientifique », bien qu'il ne cesse de s'accélérer, ne coïncide pas avec le temps médiatique ou politique.
    Les chapitres de cet ouvrage, rédigés en temps réel, sont des points d'étape montrant que la science n'est pas un répertoire de réponses toutes faites, mais une quête renouvelée de certitudes. Cette chronique plaide pour l'Anticipation et la Prévention.

  • Recueil des chroniques hebdomadaires de H. Reeves diffusées sur France Culture jusqu'en 2006. Ces textes comportent des sujets scientifiques sur l'astrophysique et la cosmologie et sur les questions fondamentales de la science de l'Univers : le Big Bang, la courbure de l'Univers, la matière et l'énergie sombre, les univers parallèles, etc.

  • " Quel mauvais sort semble avoir été jeté sur l'espèce humaine ? Pour quelles raisons son impact sur la nature est-il si profondément dévastateur et si difficile à transformer en action positive ? Mais "là où il y a danger, croît aussi ce qui sauve", écrivait le poète allemand Hölderlin. L'espoir naît aujourd'hui d'une conscience rapidement croissante de la gravité de la situation et des efforts vigoureux pour panser les blessures de la planète. Peut-être nous épargneront-ils de figurer un jour sur la liste des espèces disparues. L'avenir de la vie sur Terre est éclairé par les connaissances que, grâce au travail des scientifiques depuis des siècles, nous avons accumulées sur notre monde. Les galaxies et les atomes nous permettent de mieux comprendre, et, peut-être, de mieux maîtriser notre destin. " H.R.

  • Oliver Sacks explore ici l'univers des hallucinations, connues (audition de voix, drogue, psychose, migraine) ou moins connues (maladie de Parkinson, illusion du membre fantôme, images ou phrases qui apparaissent quand on s'endort, hallucinations d'odeurs ou de goûts, vision d'un double, etc.). Il alterne l'évocation de cas et la description scientifique. Il se demande ce qui unifie tous ces phénomènes et si l'explication est plutôt d'ordre psychologique ou neurologique.

  • « Sacks ira loin s'il cesse d'aller trop loin », avait noté un professeur perpicace aux environs du douzième anniversaire d'Oliver Sacks, et tout montre en effet que ce dernier est toujours allé de l'avant. Depuis les premières pages de ce livre, consacrées à sa jeunesse obsédée par les motos et la vitesse, jusqu'à sa dernière ligne, l'inépuisable énergie de cet auteur imprègne la totalité de son autobiographie : quand il raconte ses expériences du début des années 1960 - où le jeune neurologue qu'il était découvrit dans un hôpital new-yorkais une maladie oubliée aussi bien qu'un groupe de patients qui allait profondément le marquer -, son ardent désir d'engagement, toutes sortes de rencontres et de voyages inattendus.
    Avec l'humour débridé qui le caractérise, Sacks nous révèleque l'énergie qui alimente ses passions physiques - son goût du culturisme, de l'haltérophilie et de la natation - est également à l'origine de ses passions cérébrales. Ses amours, à la fois romantiques et intellectuelles, sa culpabilité de s'être éloigné de sa famille pour s'établir aux États-Unis, son affection pour son frère schizophène, voilà ce qu'il dépeint dans cet ouvrage, tout en parlant en outre des écrivains et des scientifiques qui, tels A. R. Luria, W. H. Auden, Gerald M. Edelman et Francis Crick, l'ont influencé.
    En mouvement est l'histoire d'un médecin, d'un auteur et d'un homme aussi brillant qu'original : grâce à lui, on sait mieux comment notre cerveau nous rend humains.

  • À l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise.
    En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : « Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? » ; « Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude » ; « La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard » ; « La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime », etc.

    Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !

  • « - Je te vois rêver devant notre globe terrestre. J'aimerais savoir ce qui te fascine à ce point.
    - C'est surtout l'océan. J'aimerais y naviguer. Monter à bord des grands voiliers. Participer aux longues courses océaniques. Comprendre le jeu des vagues et des courants.
    - Sais-tu que ces espaces qui te font rêver occupent les trois quarts de la surface du globe ? Qu'ils restent un des domaines les moins connus de la planète ? Si les hommes ont laborieusement exploré presque tous les continents, pendant longtemps ils ont méconnu les océans et leurs grands fonds qui sont particulièrement difficiles d'accès. On commence à peine à les parcourir et ce que l'on y découvre est stupéfiant : des volcans en pleine activité, des jaillissements de fumées noires, des poissons qui vivent dans les ténèbres et des myriades de crevettes qui se multiplient le long de cheminées crachant des eaux bouillantes.
    - Mais, par-delà leur intérêt scientifique, en quoi les océans nous concernent-ils ?
    - C'est qu'ils jouent un rôle essentiel pour l'humanité, tant par leurs ressources alimentaires que par leur influence sur le climat, et que nous menaçons aujourd'hui leur équilibre. Apprenons à les respecter ! »

  • Après avoir étudié l'ouïe dans Musicophilia, Sacks explore ici la vision. La méthode est la même : une série de petites nouvelles neurologiques, récit de cas étonnants : la musicienne qui ne sait plus déchiffrer la musique (et bientôt ne reconnaît plus les objets), le romancier qui ne peut plus lire (mais étrangement arrive toujours à écrire), sa propre difficulté, à lui, Sacks, de reconnaître les visages, etc. Il ne s'agit pas de décrire les mécanismes de la perception visuelle en eux-mêmes mais (en explorant ces étonnantes pathologies) de comprendre comment, à partir de la perception, le cerveau organise et construit une " vision " cohérente et intelligible.Le lire tresse l'évocation et le récit (car pour Sacks les patients sont toujours des compagnons, auxquels il rend visite, qu'il accompagne souvent pendant des années), les analyses d'autres cas (à travers des livres), les explications scientifiques (toujours claires, jamais lourdes), et enfin l'autobiographie : un long chapitre raconte comment Sacks lui-même a été victime d'une tumeur cancéreuse à l'un des deux yeux, le traitement par irradiation, et les symptômes étranges (trou dans la vision, perte de la stéréoscopie, etc.). Il y a donc beaucoup de scènes concrètes et frappantes : une course dans un supermarché avec quelqu'un qui ne reconnaît plus les objets, etc.Enfin, Sacks tente de comprendre le travail de l'esprit lui-même, notamment chez les aveugles : Qu'est-ce qu'une image intérieure ? Est-ce cela, la pensée ? Ou peut-on penser autrement ?

  • Détonnantes coïncidences atomiques et cosmiques ont permis à lUnivers de sorganiser, senrichir et nous donner naissance. Du noyau de carbone aux profondeurs de la planète, du rayonnement fossile aux mystérieux neutrinos, que détranges phénomènes ont contribué à la complexité du monde ! Mais sa richesse et sa beauté sont désormais mis en péril sur Terre par lHomme, devenu la principale menace pour son environnement, pour la biodiversité, et finalement pour lui-même. Comment concilier la belle-histoire de lUnivers et la moins-belle-histoire de lHumanité ? Nous offrant lune et lautre en parallèle, Hubert Reeves met son talent de conteur de science au service de notre nécessaire prise de conscience. Sans nous masquer la gravité de la crise écologique, il relève les signes dune réaction qui nous permet despérer un avenir plus vert.Hubert Reeves, astrophysicien, enseigne la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans lazur, Poussières détoiles, Mal de Terre, Chroniques cosmiques, LUnivers expliqué à mes petits-enfants, qui ont rencontré la faveur dun très large public. Il préside lassociation Humanité et Biodiversité.

  • 1. Présentation :
    Dans ce nouveau livre, Hubert Reeves conjugue sa veine «écolo-poétique» (Malicorne) et son talent de vulgarisateur (Patience dans l'azur, etc.). Une méditation sur la nature, et tout particulièrement sur les « merveilleux oiseaux », sert de fil conducteur à une réflexion sur les racines profondes de la complexité du monde, telles que nous les révèle la science contemporaine.
    Le livre s'ouvre sur l'évocation d'une rencontre de l'auteur avec des adolescents en difficulté et sur une allusion aux graves problèmes de santé qu'il a connus. L'auteur, nous dit-il, a écrit pour les « lassés de l'existence » dans l'espoir de leur faire entendre l'appel du cosmos, s'adressant à chacun : « tu es toujours avec nous ».
    Le livre comporte 5 parties :
    I) La première s'ouvre sur le spectacle de la migration des oies sauvages « D'où viennent ces oiseaux majestueux ? Dans le passé le plus récent ils arrivent de la Terre de Baffin, une grande île de l'océan Arctique lieu de leur nidification estivale. Mais avant, bien avant ? Comment les oies sont-elles apparues sur la Terre ? Comment ont-elles appris à retrouver leur nid après un voyage de trois mille kilomètres ? Le but de ce livre est de décrire l'état présent de nos connaissances sur ces sujets. Grâce à l'astronomie, à la physique, à la chimie et à la biologie nous sommes en mesure d'identifier les «ferments» de cette évolution à partir du chaos primordial jusqu'à l'extraordinaire sophistication des mammifères. Ces questions sont au centre des préoccupations des scientifiques contemporains. Nous sommes loin d'avoir des solutions définitives, mais déjà nous avons des éléments de réponse. Les résultats sont stupéfiants. Ce simple vol des oies au-dessus de ma tête implique non seulement que l'univers est vieux de milliards d'années et grand de milliards d'années-lumières. Plus étonnant encore, il implique que les galaxies lointaines sont emportées dans un gigantesque mouvement d'expansion à l'échelle du cosmos. Un univers statique, même grand et éternel, serait resté stérile. Cette nécessité de l'expansion nous suivra tout au long de ce parcours. Nous la retrouverons quelquefois aux endroits les plus inattendus. » II) « Rien de ce qui se passe dans l'immensité du cosmos ne nous est indifférent. Astéroïdes, planètes, étoiles, galaxies et trous noirs d'une part, molécules atomes, nucléons et quarks d'autre part font partie de notre histoire personnelle. Tel est, en peu de mots, le message de ce livre. Dans ce chapitre nous partons en promenade dans la campagne. Derrière les paysages familiers nous retracerons en filigrane certains éléments de cette stupéfiante évolution de la complexité à l'échelle cosmique. Les fleurs printanières sous les arbres encore dénudés de feuillage ; les reflets argentés de la Lune sur la mer calme ; la double queue de la comète Hale-Bopp luisant doucement dans la nuit profonde du printemps 1997 nous raconteront tour à tour à leur façon le dialogue du ciel et de la vie. Notre réflexion nous amènera à identifier au travers de ces paysages des événements d'une grande brutalité qui, à première vue, paraissent totalement étrangers à notre existence. Une relecture de leur portée véritable sous l'éclairage de la science moderne nous en présentera une vision toute différente. Ils nous projetteront dans un lointain passé et dans des dimensions gigantesques. Les espaces infinis de Pascal, loin de justifier notre effroi, deviendront les lieux où s'élaborent l'infrastructure de la vie. » III) « Un couple de tourterelles turques niche depuis plusieurs années dans une vieille grange à Malicorne. Ces oiseaux gris marqués au cou d'une tâche noire en forme de cédille se quittent rarement. Perchés sur une haute branche, ils roucoulent de concert. Puis, émettant un son nasillard, ils volent vers une toiture. Ce duo d'oiseaux illustre une notion-clef de notre histoire : la «rencontre créatrice». Attirés l'un vers l'autre par l'instinct de reproduction, ces deux oiseaux se sont un jour rencontrés. Chaque année amène une portée d'oisillons qui à leur tour rechercheront des partenaires. Sous l'effet d'une force deux êtres se joignent. Le résultat ouvre la porte sur d'autres rencontres. Le «nouveau» porte en lui le germe d'autres nouveaux. (.) La matière se présente à nous sous des formes extrêmement variées. Elle se manifeste par un très grand nombre de comportements. La physique moderne explique ces phénomènes par l'action de quatre forces (ou interactions) sur les particules du cosmos : la gravité, la force électromagnétique, la force nucléaire et la force faible. (.) Dans les pages qui suivent, je vais raconter la découverte de ces forces par les humains. Ces connaissances nous permettent de comprendre leur utilisation par les organismes vivants. J'illustrerai le rôle respectif de chacune de ces forces dans l'élaboration de la complexité cosmique. » IV) « À Malicorne, quand la nuit est tiède, nous dînons dehors près des vieux bâtiments de la ferme. La lumière des lampes à pétrole éclaire le vol saccadé des chauve-souris. Les humains n'ont guère de sympathie pour ces mammifères ailés aux parcours chaotiques. Animaux de l'ombre, ils font peur. « Rentrez-vite » disait ma grand-mère, « elles vont s'accrocher à vos cheveux ». De nombreuses légendes populaires leur attribuent des pouvoirs maléfiques. Aujourd'hui notre regard sur les chauves-souris s'est considérablement modifié. Chefs d'oeuvres de réalisation technologique, leurs prouesses dépassent de loin les réalisations de nos meilleurs ingénieurs. » V) « Tout au long de ce livre la thèse d'une évolution de la matière et d'une croissance de la complexité a été adoptée et illustrée. Pourtant cette idée est loin de faire l'unanimité. Les réactions couvrent un large spectre de la sympathie avouée jusqu'au rejet total. Dans ce chapitre, je présenterai quelques éléments de cette controverse au travers des prises de position de différents auteurs. Nous rencontrerons successivement Stephen Jay Gould, Murray Gell-Mann et Richard Dawkins. »

  • Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue, des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, dans l'espoir de voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes.
    La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous côtés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer.
    De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.

  • Ce livre est un appel à l'action concrète de la part du fondateur d'un mouvement de la " transition " qui fait tache d'huile en France - via les " villes en transition " et les colibris (P. Rabhi). Il explique pourquoi il faut passer à l'action et, surtout, comment on peut le faire, en présentant de nombreuses histoires d'actions locales réussies : le retour des vergers à St-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie (dont les ventes ont dépassé depuis peu celle des automobiles), un " Repair Café " à Paris, des jardins partagés un peu partout, un moulin en Argentine, une coopérative électrique locale d'énergies renouvelables dans le Japon post-Fukushima, etc.
    Après le succès du Manuel de transition (Les éditions Ecosociété, 2010), ce nouveau livre de Rob Hopkins permet - par son format plus court, son récit vivant d'initiatives concrètes et ses paroles d'acteurs - au grand public de découvrir la transition, d'apprendre à s'organiser à l'échelle des quartiers et des territoires pour être mieux plutôt que d'avoir plus.

  • Deux semaines avant de mourir, Oliver Sacks a décrit le contenu de l'ouvrage qu'il prévoyait de publier, Le Fleuve de la conscience. Ses indications ont été scrupuleusement suivies.

    Sacks montre dans ce livre qu'il n'est pas seulement un neurologue exceptionnel. Son interrogation s'étend ici à presque tous les domaines du vivant, qui le passionnent et l'intriguent. Mais, fidèle à sa manière personnelle, il les aborde par ce qu'ils ont de surprenant ou d'inattendu. Comment une plante « apprend »-elle ? Les souvenirs que nous tenons pour vrais le sont-ils forcément ? La conscience est-elle un flux continu ou une succession d'instantanés ? La science elle-même se montre sous un jour nouveau : Darwin s'avère être un botaniste original, Freud un neurologue novateur. Pourquoi tant de découvertes, que l'on qualifiera de prématurées, ont-elles été négligées ? Que se serait-il passé si on les avait acceptées en leur temps ? On s'aperçoit que le rôle du hasard est essentiel, et que la science, dans son développement, est contingente... comme la vie elle-même.

    Oliver Sacks a créé une nouvelle façon d'exposer et d'expliquer et d'interroger les découvertes scientifiques. On trouvera ici ce mixte de développement théoriques - toujours clairs -, de récits étonnants, et d'éléments biographiques qui fait le charme de son oeuvre, où s'allient avec éclat la rigueur, la curiosité d'esprit, et le goût de l'exploration.

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