Robert Laffont

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ?
    Le concombre espagnol est-il un serial killer ?
    La laïcité est-elle, comme le pot-au-feu, une spécialité française ?
    Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?
    Face à la complexité du monde, cet ouvrage, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours des complotistes à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, il nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer.
    Un livre essentiel, à l'usage des jeunes générations, mais aussi de tous ceux qui souhaitent combattre efficacement langue de bois, intox, raccourcis, amalgames, fausses rumeurs et psychoses en tout genre.

  • Céleste Albaret fut la gouvernante et l'unique confidente de Marcel Proust pendant les huit années ou il écrivit son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à quatre-ving-deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : « Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. »

  • Les plantes vagabondes n'ont pas bonne presse : on les appelle mauvaises herbes, fleurs sauvages, et elles sont trop souvent interdites de culture ! Pour prendre la défense du brassage planétaire, Gilles Clément, le plus célèbre paysagiste français, inventeur du Jardin en mouvement, a choisi de nous raconter d'abord l'histoire de quelques-unes de ces plantes exotiques que nous retrouvons aujourd'hui dans nos jardins et dans les friches : rhubarbe du Tibet, pavot de Californie, armoise de Sibérie, grande berce du Caucase... Un livre polémique et poétique, passionnant et passionné, pour voir enfin réconciliés l'homme et la nature. " Au nom de la diversité - trésor à préserver pour d'inavouables calculs : n'y aurait-il pas quelques sous à tirer, quelques brevets à prendre ? -, les énergies se mobilisent contre l'intolérable processus de l'évolution. Pour commencer, on s'en prend aux êtres qui n'ont rien à faire ici. Surtout s'ils y sont heureux. D'abord éliminer, après on verra. Régler, comptabiliser, fixer les normes d'un paysage, les quotas d'existence. Déclarer ennemis, pestes, menaces, les êtres osant franchir ces limites. Introduire un procès, définir un protocole d'action : partir en guerre. Cet ouvrage s'oppose à une attitude aveuglément conservatrice. Il considère la multiplicité des rencontres et la diversité des êtres comme autant de richesses ajoutées au territoire. "

  • Née en Inde dans une famille de basse caste, Phoolan Devi a onze ans quand on la marie de force à un cousin trois fois plus âgé qu'elle. Régulièrement battue et violée, elle s'enfuit pour tâcher de gagner sa liberté. Mais, très vite, elle tombe entre les griffes d'une bande de hors-la-loi chargés de l'enlever.
    L'un d'eux, devenu son compagnon, est assassiné sous ses yeux par une bande rivale. C'est à ce moment-là que notre jeune Cendrillon se métamorphose en reine des bandits. En 1981, devenue le chef de file de sa propre bande, elle se serait vengée en tuant vingt-deux propriétaires terriens de haute caste à Behmai, dans l'État d'Uttar Pradesh. Phoolan Devi prend alors le maquis avant de se livrer deux ans plus tard à la justice qui la condamne à onze ans de prison.
    Écrit à sa libération, ce livre est le témoignage d'une femme insoumise qui s'attaque aux plus grandes injustices de ce monde : violence faites aux femmes, misère, inégalités sociales. Combat qu'elle n'avait cessé de mener quand elle fut élue députée de l'Uttar Pradesh.
    Phoolan Devi, après avoir reçu des menaces de mort, a été assassinée le 25 juin 2001 à New Delhi par trois hommes en voiture, bras armés de la vengeance, pour le compte d'un notable de Behmai. Ce livre est son testament.

  • Qui penserait attribuer une origine étrangère à des mots comme jupe, épinard, braguette, violon ou encore sentimental ? Et pourtant, jupe vient de l'arabe, épinard du persan, braguette du gaulois, violon de l'italien et - qui l'eût cru ? - l'adjectif sentimental nous est venu du latin, mais par l'anglais.
    Si l'on sait bien que la langue française est issue du latin, on oublie souvent qu'elle s'est enrichie au cours de sa longue histoire de milliers de mots venus des quatre coins du monde : du grec, du celtique, du francique, mais aussi de l'italien, de l'anglais, de l'espagnol, du portugais et encore de l'arabe, du persan, du turc, du japonais, et des langues amérindiennes ou africaines...
    Henriette Walter raconte l'histoire de ces mots, de ces vagues d'immigration parfois clandestines qui ont petit à petit donné des couleurs à la langue française.

  • Après vingt-cinq ans de recherches, James Tabor, spécialiste mondialement reconnu des religions archaïques, retrace ici l'histoire de l'homme Jésus, et contredit sérieusement un certain nombre de dogmes du christianisme.
    Il montre comment un mouvement religieux considéré comme dissident à l'époque - le christianisme - a pu s'imposer au détriment du projet initial de Jésus : conduire le peuple juif à sa rédemption politique, sociale et spirituelle. Et il dessine sous nos yeux l'image d'un Christ très humain, l'aîné d'une nombreuse fratrie, à la tête d'une véritable dynastie, rejoignant Jean-Baptiste dans son élan messianique et enrôlant dans son mouvement ses quatre frères dont trois reprendront le flambeau après sa mort. Pourquoi et comment ces faits ont-ils été gommés ?
    Best-seller aux États-Unis, cette fascinante enquête transforme radicalement notre vision d'un des moments les plus cruciaux de l'histoire.

  • Pour raconter les vies de Jacques Brel, Olivier Todd a rassemblé les éléments de son enquête de Bruxelles aux Marquises en passant par la France. Il a recueilli les témoignages de la femme et des filles du chanteur, de ses compagnons de métier, de ses compagnes, il a écouté les souvenirs de ses amis. Il a découvert des textes inconnus, des poèmes, des notes, des embryons de romans... et toute une correspondance étonnante, attendrissante, irritante, qui dévoile l'homme sous la célébrité.
    Olivier Todd redonne vie à un grand parolier, à un interprète et à un compositeur hors pair, mais aussi à une personnalité riche et complexe.

  • Qu'est-ce que la concentration ? À cette question, on peut apporter une réponse théorique et expliquer comment le cerveau permet de se concentrer. Mais Edwige Antier va plus loin. Il faut savoir qu'en fonction de son âge et du stade de son développement, l'enfant rencontre des problèmes de concentration différents. Ils ne sont pas les mêmes selon qu'il a trois ans (l'âge de l'identification précoce), six ans (l'âge de la lecture), huit ans (l'âge de l'abstraction), onze ans (l'âge de l'organisation), ou treize ans (les prémisses de la puberté). C'est ce que les parents doivent commencer par apprendre. À chaque étape ses problèmes spécifiques et des façons adaptées d'éduquer la concentration.

    Edwige Antier offre aussi des moyens pratiques de mesurer la concentration de son enfant : quelle est sa forme d'intelligence ? sa rapidité de concentration ? sa tendance à la distraction ? Souffre-t-il d'un retard de langage ? Est-il dyslexique ? Est-il nerveux ? Est-il rêveur ? Est-il déprimé ? Des tests vous permettent ici d'obtenir la réponse. Elle vous prodigue enfin des conseils relatifs à « l'hygiène de vie » qui, bien appliqués, doivent permettre de décupler la concentration : l'alimentation, le cadre de vie, le sommeil, l'atmosphère psychologique, tout cela compte. Ainsi que le bon usage de la télévision, de l'ordinateur, des jeux vidéo ou la façon de faire ses devoirs.

    Riche de son expérience de pédiatre, Edwige Antier apporte à toutes les questions des réponses concrètes et utiles.

  • François Althabégoïty, sa femme Mylène et ses deux enfants sont partis huit mois autour du monde. Eux qui n'ont jamais mis le pied dans un camping-car et qui détestent camper ont tenté la grande aventure, de l'Alaska à la France en passant par le Mexique et l'Afrique.
    Cercle arctique, Vallée de la mort, Mexico, Dakar, Tanger. Le paysage défile, mais le vrai voyage se déroule à l'intérieur du camping-car. Partir seul à vingt ans faire le tour du monde à pied, à cheval ou en voiture. passe encore. Mais emmener toute sa famille à l'aventure, vivre ensemble non plus deux mais vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et ce dans 7 m², c'est un autre Everest. Finis les " S'il te plaît, laisse papa tranquille, je suis très fatigué, j'ai beaucoup travaillé aujourd'hui ", les " Pas devant les enfants ! ", on doit faire face, affronter les rapports familiaux dans leur vérité nue.

  • Bernard Blier fait partie de ces " gueules " du cinéma français qui appartiennent à notre mémoire collective. Et pourtant, de ce comédien extrêmement populaire (y compris parmi les jeunes générations, fans comme leurs aînés des inoubliables Tontons flingueurs), à la carrière riche de plus de cent quatre-vingts films et trente pièces de théâtre, on ne sait presque rien. Au fil de cette biographie - la première complète et documentée qui lui soit consacrée, aujourd'hui rééditée en poche -, Bernard Blier se révèle comme un personnage aussi singulier que ceux qu'il a incarnés. Une naissance en Argentine en 1916, une vocation précoce, dès l'âge de onze ans, à la sortie d'une représentation à la Comédie Française. Son père hausse les épaules : " Tu seras privé de dessert ", mais prend conseil auprès d'un comédien en vogue à l'époque. " C'est dans l'oeuf ", juge l'homme de l'art après avoir écouté l'aspirant acteur réciter un poème. Et, de fait, le jeune Blier (élève préféré de Louis Jouvet au Conservatoire) débutera dans Entrée des artistes, Hôtel du Nord et Le jour se lève, rien de moins ! Facétieux comme on n'oserait plus l'être aujourd'hui, soupe au lait, joueur (il s'adonne aux courses- de chevaux de bois !), bibliophile et alpiniste averti, fin gastronome, homme et père intransigeant, fou de comédie, il plaçait l'amitié au-dessus de tout avec ses complices François Périer, Gérard Philipe, Jean Gabin, Jean Carmet, Gérard Depardieu... Menée à l'anglo-saxonne, comme une enquête, fondée sur des témoignages inédits, cette biographie traverse cinquante ans d'histoire du septième art, et nous fait approcher la vérité d'un homme qui a vécu comme il jouait la comédie : sérieusement, sans jamais se prendre au sérieux, avec pour maxime cette devise de Michel Audiard, son meilleur dialoguiste : " J'parle pas aux cons, ça les instruit. "

  • Il y a cent-douze ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria " victorienne ".
    La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur.
    Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait " la reine républicaine ". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie.
    Journal de Victoria, mots d'esprit d'un Bernard Shaw ou d'un Oscar Wilde, sarcasmes et courbettes de la presse de l'époque, mais aussi discours de Palmeston et Disraeli brossent le tableau fastueux de la cour britannique à son apogée, officielle autant qu'intime.
    C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.

  • Scandale ! Le Parti communiste français, sur les ordres de Jacques Duclos, entretenait pendant la Seconde Guerre une police politique - le détachement Valmy ou, comme ils se désignaient eux-mêmes non sans fierté, « la Guépéou du Parti » - chargée de l'assassinat des « renégats » et du châtiment des « traîtres ». Cette découverte explosive est le fruit de l'exploitation méticuleuse d'archives totalement inédites.
    Le récit de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre nous permet de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin, de mettre en lumière les responsabilités, les erreurs, les mécanismes de décision et le cheminement des ordres meurtriers, d'être témoins des exécutions, des attentats ; mais aussi, et pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des brigades spéciales des renseignements généraux de la préfecture de police dans la chasse implacable qu'ils menèrent contre le détachement Valmy jusqu'à son démantèlement en 1943.
    Cette enquête historique, richement illustrée de fac-similés d'archives, se lit comme un roman. Elle tord le cou à nombre de légendes et met en lumière mensonges, fables et omissions colportés pendant plus de soixante ans. Elle donne à voir une autre image de la Résistance communiste, différente des mythes construits depuis la Libération.

  • 2001. Mourad Benchellali a dix-neuf ans. Agent de médiation dans sa ville natale de Vénissieux, il est fiancé et vient de s'acheter sa première voiture. Lorsque, à la veille de l'été, certains de ses proches lui parlent pour la première fois d'aller passer des vacances en Afghanistan, il se prend à rêver d'aventure - et ne se doute pas qu'il fait le premier pas de son voyage vers l'enfer.
    Londres, puis le Pakistan et l'Afghanistan. Hébergé, guidé, Mourad finit par se retrouver dans un camp d'entraînement. Tolérant, non-violent, il est à l'opposé de l'univers qu'il découvre et il n'a qu'une idée : rentrer chez lui et reprendre une vie paisible. Mais après le 11 Septembre, le piège se referme sur lui : il est déporté à Guantánamo. En même temps qu'un lieu de désespoir, d'absurdité et de souffrance, Guantánamo aura été son école.
    2016. Aujourd'hui Mourad est un homme sans colère engagé dans la prévention de la radicalisation. Il ne prétend pas détenir une vérité mais son histoire est assez forte pour être partagée. Il se rend dans les prisons, auprès des jeunes dans les quartiers, les écoles, à Molenbeek pour ouvrir le débat de la radicalisation et dans l'espoir de dissuader ces jeunes de partir faire le djihad. Car s'il n'est pas un modèle, il est un exemple. Dans cette nouvelle édition, il en fait le récit et nous montre l'ampleur du phénomène de radicalisation.

  • Ceci est un livre " à sauts et à gambades ", un assemblage de tableaux et de croquis rapportés de ses promenades par un amoureux de Paris. Cet amour n'est pas aveugle : la tendresse, l'humour, la moquerie, la reconnaissance se retrouvent dans cette flânerie active d'un écrivain voyageur au coeur de sa ville préférée. On n'en a jamais fini avec Paris. Un lieu y répond à un autre, le présent le plus neuf y renvoie à quelque épisode du passé qui en élargit la compréhension. L'auteur poursuit ses escapades parisiennes avec une curiosité qui se nourrit constamment de ce qu'elle découvre. Il se poste à Saint-Eustache à la messe des charcutiers, il circule de nuit avec une équipe du Samu social, il visite un " espace de création ", il raconte Paris Plages, etc.
    À pied, à vélo, à moto, il rit, s'énerve et s'émerveille. Le lecteur aussi.

  • Egérie sulfureuse et aventurière, fervente légitimiste, artiste passionnée reconnue par Stendhal, Dumas, Balzac et Théophile Gautier, Félicie de Fauveau évoque un pur personnage de roman. Emmanuel de Waresquiel entreprend ici de sortir de l'ombre cette marginale à la destinée extraordinaire trop longtemps méconnue, dont l'oeuvre sera prochainement mise à l'honneur au musée d'Orsay. Née à Livourne en 1801 et morte à Florence en 1886, Félicie de Fauveau a porté le rêve anachronique d'une monarchie idéale de droit divin, défendant sans relâche la cause des Bourbons.
    Elle a été une de ces conspiratrices, amazones, aventurières de l'impossible. Elle s'est battue à cheval, le pistolet à la ceinture, vêtue à la façon des hommes. Elle croyait au destin glorieux d'un jeune roi qui ne régnera jamais, et finira comme elle sa vie en exil. Une marginale, aussi dans la diversité équivoque de ses amours. Son premier amant fut fauché à vingt ans par une balle républicaine.
    La passion l'attacha ensuite pour longtemps à Félicie de La Rochejaquelein, relation de femmes réprouvée par les normes sociales de l'époque. Sculptrice de grand talent, elle transforma les idéaux de sa jeunesse en une esthétique romantique inspirée du Moyen Âge et de la Renaissance. On a vu en elle un Benvenuto Cellini moderne, et elle fut sollicitée par tous les rois et les princes d'Europe. Mêlant la sensibilité de l'écrivain à la rigueur de l'historien, Emmanuel de Waresquiel s'emploie avec brio à enfin réhabiliter cette figure du XIXe siècle.

  • Inutile de partir en safari : le monde animal que nous côtoyons recèle des trésors fabuleux. Il suffit de savoir regarder... Les escargots font de la musique, les chevreuils se saoulent, les mésanges se parfument, les chiens éduquent les enfants, les chevaux parlent avec les oreilles et les grillons entendent avec les pattes. Ce livre nous fait découvrir le monde animal extraordinaire qui accompagne discrètement notre quotidien.
    Chacun peut facilement observer les animaux décrits au fil des pages, qu'ils soient domestiques ou sauvages, et même tenter quelques expériences, on admirera les muscles de l'escargot, on regardera les moineaux prendre le train, on fera danser les araignées... Et pour contribuer à nous réapproprier notre patrimoine naturel, le livre aborde également l'histoire de nos liens avec les animaux. On apprend ainsi que Voltaire décapitait des escargots, que Freud chassait les champignons ou que Louis de Funès s'inspirait des études sur le comportement des singes... Une plongée dans un univers proche de nous et qu'on connaît pourtant peu, où l'apprentissage s'allie au divertissement.

  • " J'ai écrit le livre que j'aurais tellement aimé pouvoir lire lorsque j'étais perdue et que je ne savais pas à quelle porte frapper ". Ce livre-ci donne les clés pour se sortir d'un naufrage.
    Jeune, belle, apparemment sans grands problèmes, Anne sombre jusqu'à la déchéance. Pendant vingt ans, elle boit et boit encore. La pente est terrible, le besoin d'alcool est irrépressible. L'accoutumance s'installe et le cerveau réclame sa drogue. Elle connaît la honte d'être découverte et la terreur de se sentir dépendante qui sont des sentiments communs à tous les alcooliques. L'enfermement dure vingt ans. Personne ne peut imaginer à quel point un alcoolique souffre. Sa vie se résume à l'obsession du prochain verre, celui qui va vous soulager. Pour sortir de ce qui est une maladie, Anne entreprend deux cures de psychanalyse mais en vain; l'alcool est le plus fort. Un jour, elle entend parler des Alcooliques Anonymes. Dès la première réunion, elle rencontre ses semblables et elle a le sentiment non seulement d'être comprise mais de ne pas être jugée. Anne raconte les étapes de son sauvetage, le groupe, ses règles et ses symboles. Elle joue le jeu et découvre qu'elle n'est pas seule, que d'autres ont eu des conduites aberrantes et ont touché le fond. Cela la sauve. Anne s'est arrêtée de boire. Depuis trente ans, elle se rend aux réunions des AA. Elle écrit, témoigne, rencontre des médecins, se bat pour une prise en charge des familles des alcooliques.
    Au delà d'une histoire personnelle, ce récit parle de nos liens avec notre corps et du rapport aux autres. Après les affres de l'alcoolisme, il est l'histoire d'une renaissance.

  • Les hommes sont-ils plus doués pour les maths que les femmes ? Pourquoi n'écoutent-ils jamais ? Les femmes bien en chair sont-elles plus fertiles que les autres ? Est-il vrai que les hommes ronflent plus que les femmes ? Et pourquoi ces dernières n'ont-elles pas de pomme d'Adam ? Mark Leyner et Billy Goldberg abordent avec leur sens de l'humour dévastateur (et leur indéniable précision) une série de questions portant en majorité sur la différence entre les sexes.
    Outre une batterie de thèmes plus sexuellement incorrects les uns que les autres, le livre aborde sur un mode léger, mais scientifiquement correct, quelques autres sujets sérieux... et moins sérieux. Est-ce que les animaux se suicident ? Est-il vrai que les cafards peuvent survivre à une explosion atomique ? Vos sourcils repousseront-ils si vous les rasez ? Mais pourquoi les pieds sentent-ils mauvais ? Chaque fois, une réponse étayée et détaillée vous est donnée ! Ainsi, pour les pieds : s'ils sentent mauvais, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont affligés de 250 000 glandes sudoripares, mais parce que les bactéries, qui prolifèrent dans les chaussettes et les baskets fermées, s'attaquent à la sueur...

  • Édith Piaf et Marcel Cerdan : deux héros, deux mythes dans la France de l'après-guerre. La chanteuse des rues et le boxeur français le plus célèbre... Si ce n'est la gloire, rien ne semble devoir les rapprocher jusqu'au jour où le hasard, le destin peut-être, des amis communs sûrement, les font se rencontrer en 1946 dans un cabaret à la mode : Le Club des Cinq, faubourg Montmartre, à Paris. Ce soir-là, ni coup de coeur ni coup de foudre. Une poignée de main. Banal. Puis ils partent à la conquête de l'Amérique. Ils se retrouvent à New York... Les voici amoureux pour un jour, pour toujours. Pendant vingt-quatre mois, ils sont obligés de taire, de cacher leur " liaison impossible ". Elle ne vit que pour lui. Il ne voit que par elle. Chaque séparation est une épreuve. Leur histoire s'arrêtera une nuit, quelque part dans le ciel, entre Paris et New York...

  • Un fils d'instituteur et un ancien instituteur (tous deux romanciers) se sont rencontrés un jour dans les Cévennes. Ils se sont raconté des histoires d'école, et ils ont évoqué cette morale d'autrefois, cette formidable morale laïque et civique qui a sauvé la République et pour ainsi dire construit la France où nous vivons.
    La IIIe République, la guerre de 14, Vichy, la Ve, 1968... Dès son origine, l'école laïque et républicaine affiche fièrement sa volonté de former de " bons citoyens ". L'éducation civique y pourvoit avec parfois une intransigeance stupéfiante. Mais sait-on seulement ce qu'elle a été, et comment et à quel prix elle fut efficace ?
    Si le propre des modes est de changer, elles font en matière de morale des mues étonnantes. Respect de l'autorité, de la famille, culte de la patrie, courage et sens du sacrifice, humilité et tolérance... Les mots sont les mêmes, mais ils ne recouvrent plus rien d'identique. Le passé de la morale, c'est aussi de grands silences révélateurs : la sexualité ou le racisme. Au fil des chapitres, Jean-Daniel Baltassat et Michel Jeury nous offrent un large choix d'extraits qui nous laisseront tantôt hilares, tantôt incrédules, et quelquefois, aussi, sauront nous émouvoir... Leur commentaire inspire toutefois une certitude : la morale est fille du temps.
    " Pourquoi les méchants sont-ils malheureux ? Et pourquoi l'homme bon est-il heureux ? " Si les " Hussards " de la République ont échoué à nous convaincre qu'ils détenaient la réponse à ces questions, peut-être leurs errements nous aideront-ils à mieux voir ce que l'école, aujourd'hui, peut encore tenter pour former de " bons citoyens ".

  • Notre nom fait partie de notre patrimoine le plus intime. Nous y sommes profondément attachés, et pourtant qu'en savons-nous ? Que connaissons-nous de l'origine de ce mot qui nous vient du fond des âges ? Pourquoi l'a-t-on donné à l'un de nos ancêtres et comment a-t-il pu se transmettre jusqu'à nous, au fil d'un long parcours souvent semé d'embûches ? Que signifiait-il à l'origine, dans le contexte de la région de France où il a vu le jour ?
    Spécialiste de généalogie et de l'étymologie des patronymes, bien connu pour ses émissions radiophoniques et télévisées sur ces sujets, Jean-Louis Beaucarnot analyse ici six mille noms de famille. Il les dissèque minutieusement et leur fait livrer mille secrets qui nous font revivre la vie de nos ancêtres. Métiers disparus, habitudes, patois, mentalités d'autrefois, mots oubliés... Avec la passion qu'on lui connaît, Jean-Louis Beaucarnot raconte la curieuse histoire de nos vieux noms de France.

  • Jamais la Résistance n'avait été racontée comme un roman d'aventures, le roman vrai d'une " génération déraisonnable ". Georges-Marc Benamou a rencontré les résistants de la première heure. Pour révéler les ressorts intimes de leur engagement, il nous propose ici quatorze portraits - interviews sensibles et d'une grande diversité : du chef des agents secrets de Londres, le légendaire colonel Passy, à Lucien Neuwirth, collégien révolté du 18 juin, de l'extrême gauche avec Jean-Pierre Vernant à l'extrême droite avec Hélie Denoix de Saint Marc ou Daniel Cordier, des résistants de l'intérieur comme Serge Ravanel aux " londoniens " comme Stéphane Hessel, sans oublier les " africains " Pierre Messmer ou José Aboulker.
    Au-delà de l'histoire officielle, cette enquête est riche en révélations : de Gaulle contesté et Moulin attaqué à travers le testament polémique du colonel Passy, le mouvement Combat sur la sellette à propos de Caluire et Pierre de Bénouville mis en cause, la rivalité entre Pierre Brossolette et Jean Moulin, la rencontre entre Maurice Papon et François Mitterrand, les dessous incroyables de la constitution du Conseil national de la Résistance, qui permet à de Gaulle de prendre le pouvoir, les attaques de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer contre la position de Jacques Chirac sur Vichy...
    Ce livre raconte l'histoire telle qu'elle fut : tumultueuse, complexe et romantique, et non plus telle qu'on a bien voulu nous la montrer jusqu'à aujourd'hui.

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