• Le 14 juin 1944, huit jours exactement après le débarquement des forces anglo-américaines sur les côtes de Normandie, Charles de Gaulle, chef de la France combattante et président du Gouvernement provisoire de la République française, posait le pied en France libre. Depuis quatre années, de Gaulle incarnait l'âme de la Résistance. Aux yeux de la grande majorité des Français, il représentait le pouvoir légitime durant cette Libération qui s'annonçait. Un seul chef d'État, et non des moindres, lui contestait ce rôle, en même temps que cette légitimité durement acquise, Franklin Delano Roosevelt : Le président des États-Unis voulait par tous les moyens l'écarter du pouvoir. Ces tensions transatlantiques nées en pleine seconde guerre mondiale marquèrent profondément la politique gaullienne durant les 25 années qui suivirent. Daniel Pierrejean nous montre comment, face à Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson puis Nixon, Charles de Gaulle fit front pour sauvegarder la souveraineté et l'indépendance de la France.

  • «?Certains luttèrent à leur manière contre la peste brune, comme Oskar Schindler, un Allemand, Varian Fry, un Américain, ou même encore Aristides de Sousa Mendès, un diplomate portugais en poste à Bordeaux qui sauva de la mort plusieurs dizaines de milliers de Juifs contre la volonté de son gouvernement de Lisbonne. Qu'est-ce qui pouvait bien rapprocher tous ces hommes et toutes ces femmes, si différents, sinon cet humanisme universel, cette grandeur d'âme, en ces temps si troublés ? Rien ou souvent très peu de choses. Ils ne se connurent pas, ne se rencontrèrent jamais durant cette terrible guerre, mais agirent presque de concert face au fascisme, au totalitarisme, alors que les gouvernements du monde libre se montraient quasiment impuissants face à Hitler et au système nazi.?» Per ANGER Découvrez les destins incroyables de...

    ... Varian Fry, un journaliste américain qui, depuis Marseille, a aidé près de 4000 Juifs ou dissidents à fuir l'Europe. Parmi eux se trouvaient l'artiste Marcel Duchamp, la philosophe Hannah Arendt et l'écrivain André Breton.

    ... Raoul Wallenberg, un diplomate suédois, envoyé en mission en Hongrie pour sauver les Juifs.

    ... Oskar Schindler, un industriel allemand, qui engagea dans ses usines plus de 1000 juifs.

    ... Aristides de Sousa Mendès, un diplomate portugais, qui délivra des visas aux personnes souhaitant fuir le régime de Vichy.

    ... Irena Sendler, une résistante polonaise, qui cacha des milliers d'enfants dans des ambulances ou dans des caisses pour les évacuer des ghettos.

    ... et bien d'autres encore.

  • René Mouchotte, le commandant du groupe "Alsace" comptabilisait 408 missions, 141 avec le groupe "Alsace" , et 1743 heures de vol lorsqu'il disparut brutalement le 27 août 1943. Son corps fut retrouvé sur la plage de Westende, hameau balnéaire de la commune de Middelkerke, en Belgique, le 3 septembre 1943. Identifié seulement en mars 1949, il avait alors été inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Publié en 1953 en même temps que ses Carnets, le testament du commandant Mouchotte était le suivant : "Si le destin ne m'accorde qu'une courte carrière de combattant, je remercierai le ciel d'avoir pu donner ma vie pour la Libération de la France.
    Qu'on dise à ma Mère que j'ai toujours été heureux et reconnaissant que l'occasion m'ait été donnée de servir Dieu, mon Pays et ceux que j'aime et que, quoi qu'il arrive, je serai toujours près d'Elle" .

  • Ils ont gouverné les plus grandes puissances de leur époque et pourtant, ils étaient atteints de maux parfois incurables, secrets ou non.
    Saviez-vous que...
    - Mitterand avait dissimulé à la France entière un cancer de la prostate, falsifiant ses rapports médicaux ?
    - Kennedy souffrait de la maladie d'Adisson, une insuffisance chronique des glandes surrénales qui lui faisait souffrir le martyr ?
    - Staline avait fait cinq infarctus en trois mois ?
    - Mao est mort grabataire à cause de la maladie de Charcot, un affaiblissement général des muscles ?
    - Churchill, bien qu'il mourut à 91 ans, souffrait depuis 1941 de graves problèmes cardiaques qui furent cachés pour ne pas servir la propagande nazie ?

  • Antoine Marquer vient d'avoir vingt ans en février 1943.
    Issu d'une famille de résistants communistes, dans la région de Tours, il rejoint le maquis de Lorris, en Sologne, pour se soustraire au Service du Travail obligatoire (STO).
    Un an et demi plus tard, alors que les forces anglo-américaines ont débarqué en Normandie, en juin 1944 alors qu'André Marquer, son père, chef de réseau de « Résistance fer », recherché activement par la Gestapo, gagne lui aussi le maquis de Sologne, sa mère Marie et son plus jeune frère Pierre, âgé de 18 ans, subissent d'intenses bombardements aériens alliés par la Royal Air Force qui vise la grande gare de triage de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours...
    La gare est rasée et le bombardier lourd Halifax de l'un des équipages anglais qui vient de pilonner le nud ferroviaire de Saint-Pierre-des-Corps, est abattu par un chasseur de nuit allemand au dessus du maquis des Lorris, en Sologne. André et Antoine récupèrent les aviateurs anglais.
    Août 1944. Le Bureau central de renseignement et d'action de Londres, appartenant aux Forces françaises libres, donne ordre au maquis de Lorris d'harceler l'ennemi et notamment un régiment SS implanté dans le département du Loiret afin d'aider les troupes alliées à libérer Orléans...
    Alors que la victoire est proche, Pierre et son oncle sont arrêtés et déportés au camp de Buchenwald puis à Dora...

  • Ce 29"octobre 1941, le général de Gaulle, chef de la France libre, rend visite à ces aviateurs des Forces aériennes françaises libres (FAFL) sur la base aérienne anglaise de Manston, dans le Kent, avant que quelques-uns d'entre eux ne soient regroupés dans la seconde unité de chasse de la France libre, l'escadrille "île-de-France"", le "Free French Squadron 340"" qui deviendra plus tard un groupe de chasse. De Gaulle entame une discussion avec chacun des pilotes présents. Attentif à chacun d'entre eux, le chef de la France libre s'informe de la façon dont ils ont rejoint l'Angleterre afin de poursuivre la lutte. La plupart de ces pilotes vont disparaître dans les mois qui suivent, lors de combats aériens face à l'aviation ennemie.

  • Ancrage Historique :
    «?Jamais dans l'histoire des conflits humains, tant d'hommes ont dû autant a si peu d'entre eux. ».
    Par cette phrase célèbre prononcée le 20 août 1940, à la Chambre des Communes, Winston Churchill rendait hommage aux pilotes de chasse de la Royal Air Force qui s'illustrèrent pendant l'été et l'automne 1940. Inférieurs en nombre, et pilotant des appareils parfois surclassés par ceux de leurs adversaires, ces pilotes, avec une détermination et une bravoure qui, aujourd'hui encore, forcent l'admiration, tinrent tête aux formations de la Luftwaffe.

    La bataille d'Angleterre (nom français pour Battle of Britain), juillet 1940-mai 1941, a marqué une étape décisive dans le cours de la Seconde Guerre Mondiale. Elle opposa les armées de l'Air du Royaume-Uni et de l'Allemagne, soutenue par l'Italie, dans une campagne aérienne marquée par les bombardements de Coventry et de Londres, souvent désignée par l'expression « le Blitz». Cette opération de grande ampleur était menée par la Luftwaffe pour détruire la Royal Air Force, annihiler la production aéronautique britannique et anéantir les infrastructures aéroportuaires afin de permettre à l'armée allemande d'envahir le Royaume-Uni. Elle fut gagnée par la RAF et se termina en octobre 1940 . Les Allemands renoncèrent à envahir l'Angleterre.

    Le livre :

    René Mouchotte, le commandant du groupe «Alsace» comptabilisait 408 missions, 141 avec le groupe « Alsace », et 1 743 heures de vol lorsqu'il disparut brutalement. Son corps fut retrouvé sur la plage de Westende, hameau balnéaire de la commune de Middelkerke, en Belgique, le 3 septembre 1943. Identifié seulement en mars 1949, il avait alors été inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

    Publié en 1953 en même temps que ses Carnets, le testament du Commandant Mouchotte était le suivant : « Si le destin ne m'accorde qu'une courte carrière de combattant, je remercierai le ciel d'avoir pu donner ma vie pour la Libération de la France. Qu'on dise à ma Mère que j'ai toujours été heureux et reconnaissant que l'occasion m'ait été donnée de servir Dieu, mon Pays et ceux que j'aime et que, quoiqu'il arrive, je serai toujours près d'Elle.» C'est de ce héros, et de bien d'autres encore (Henry Lafont,Xaviere Chérade, François de Labouchère...), trop souvent méconnus que l'auteur dresse un portrait, s'appuyant à la fois sur leurs carnets de guerre, mais aussi sur des témoignages d'archives inédits.

  • Le 11 juin 2011, la 79e édition de la course des 24 heures du Mans avait été lancée. C'était un nouveau duel entre Audi et Peugeot qui étaient venus sur le circuit manceau avec deux nouveaux prototypes : la R18, pour la marque allemande et la 908 HDI FAP, pour la firme de Sochaux.
    Daniel Courtois, ingénieur motoriste chez Peugeot suit la course et a en charge la voiture n°9 de Sébastien Bourdais. Passionné de courses automobiles, il a été technicien dans de nombreux teams et a participé à de nombreuses éditions des 24 heures avec toujours la même passion.
    Cette 79e édition des 24 heures est l'une des plus disputée de ces 40 dernières années.
    Audi va remporter une dixième victoire dans la boucle mancelle tandis que Courtois décide momentanément de quitter le monde de la compétition automobile. Mais il y reviendra quelques années plus tard...


    Entrez dès maintenant dans la course d'endurance la plus renommée au monde pour suivre la route chaotique d?un ingénieur motoriste devenu pilote, et qui se qualifiait lui-même de « conquérant de l?inutile ».

  • En 1944, le Département de la guerre américain avait lancé ?oeThe Memphis Belle : A Strory of a Flying Fortress?, un film documentaire relatant les 25 mission et le retour à la maison de l'avion. C'était un film documentaire d'une durée de 45 minutes réalisé en 1943-1944 par William Wyler, l'un des réalisateurs en vogue, recruté par l'armée US et surnommés les ?oecolonels d'Hollywood? envoyés sur le front et embarqués à nord du Memphis Belle. Il retraçait la mission du bombardier sur Wilhelmshaven, en Allemagne, le pilonnage de la base navale et des chantiers navals.
    C'était une véritable opération de propagande visant à faire comprendre les enjeux des bombardements aériens par les Alliés en général et par les Américains en particulier. On soulignait que ces missions étaient dangereuses et entrainaient de fortes pertes, ce qui obligeait à recruter sans cesse de nouveaux équipages...
    L'acteur très en vogue, Clark Gable, effectua plusieurs missions, à bord de ce B17 Flying Fortress, dont l'une au-dessus de l'Allemagne nazie.


    Cette pièce théâtrale évoque le quotidien de ces équipages d'aviateurs, confrontés quotidiennement à la mort.

  • Le 9 juillet 1944, un diplomate arrive à la légation suédoise de Budapest. En à peine plus de six mois, il va sauver 130.000 êtres humains d'une mort certaine dans les camps de la mort... Le 17 janvier 1945, arrêté par le NKVD dans la capitale hongroise, il va disparaître à jamais. Il se nommait Raoul Wallenberg... L'histoire véridique et émouvante de Raoul Wallenberg qui, grâce à ses faux passeports, permit le sauvetage de nombreux juifs hongrois lors de la seconde guerre mondiale. Un livre d'histoire qui se lit comme un roman.

    1 autre édition :

  • ?oe-Puis je refermais le carnet de vol et rêvais aux exploits de mon père américain, ce dont j'étais très fier. Mon père me manquait tellement.
    ?oe-Les murs de ma petite chambre étaient couverts de photos de cet avion magique, ce B17, qui avait hanté le ciel de France de 1942 à 1944, jusqu'à la libération. Je le trouvais très beau.
    ?oe-un modèle par dessus tout, c'était mon père le capitaine de l'US Air Force Michaël Lansky. Dans ma petite chambre, il avait toujours sa photo sous mes yeux en uniforme d'officier impeccablement coupé. Près de son B17 imposant, c'était une véritable gravure de mode à qui je voulais ressembler. Un rêve pour tout adolescent en mal d'idéal...
    ?oe-Comme beaucoup de pilotes, il avait été tué aux commandes de son quadrimoteur. A chaque mission, on comptait de 10 à 50% de pertes et bien peu d'entre eux atteignaient leur tour de 25 missions leur permettant de rentrer aux États-Unis.
    ?oe-Sur cette photo qui trônait en bonne place, il était comme je l'avais toujours imaginé, grand, svelte, mais en même temps carré d'épaule avec cet air décontracté qu'avaient tous les pilotes et les équipages de l'US Army Air Force. Elle avait été prise quelques jours avant sa mort par un correspondant de guerre de Stars and Stripes, le journal des forces armées américaines.? ?oe-J'aurais voulu connaître qu'elle avait été sa vie de combattant durant sa carrière de pilote. Chacun de ses écrits me semblait important.? Témoignage vivant et récit de guerre documenté, la pièce de théâtre Un capitaine américain correspondant au roman ciel de cendres présente aux passionnés d'Histoire le destin héroïque du capitaine Michaël Lansky, officier pilote aux commandes de l'un des quadrimoteurs Boeing B17, le Black Hawk, anéanti par la Flak allemande le 1er janvier 1945 au-dessus de Cologne.

    1 autre édition :

  • Durant plus d'un siècle, le conflit irlandais a marqué l'Europe et une bonne partie du reste du monde. Même après l'accession à l'indépendance de l'Irlande, l'Eire, la guerre se poursuivit en Ulster, en Irlande du Nord, avec un face à face sanglant entre protestants et catholiques.
    Durant des décennies, l'Irish Republic Army (IRA), appuyée par le gouvernement de Dublin, mena le combat contre l'occupant britannique.
    Dans les années 70, après le « Bloody Sunday » (le dimanche de sang), l'armée républicaine clandestine, secouée par de profondes dissensions internes, éclata en plusieurs groupuscules extrémistes basculant dans le terrorisme à outrance. Les attentats, quelquefois très meurtriers, se multiplièrent et atteignirent même le territoire anglais.
    Au début des années 80, le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher radicalisa la position de Londres, fustigeant la stratégie meurtrière de l'IRA, et renforça la présence militaire anglaise dans les principales villes d'Ulster. La répression s'amplifia et les arrestations se multiplièrent. Le Premier ministre britannique considérait ces activistes de l'IRA, comme de simples détenus de droit commun. Tel n'était pas l'avis des prisonniers de l'organisation subversive irlandaise. Dans les prisons d'Ulster, ils voulurent même, par une longue grève de la faim, obtenir le statut de détenu politique.
    En mai 1981, la première de ces victimes fut Bobby Sands, suivi par d'autres membres de l'Armée républicaine irlandaise.
    Un universitaire français, Pierre Anselme, arrive à Belfast, durant cette période sombre de l'histoire de l'Irlande et plongé au sein d'une famille irlandaise, les Ryan, il va être rapidement confronté à ces terribles affrontements...

  • Avril 1944. De l'autre côté de la Manche, dans le sud de l'Angleterre, près de trois millions de soldats alliés se préparent à une tâche gigantesque : libérer l'Europe de l'ouest du joug nazi. Pour ce faire, les premiers combattants sont les équipages de la Royal Air Force (RAF) et de l'US Air Force (USAF) qui, jour après nuit, mission après mission, vont répandre un tapis de bombes sur le territoire français notamment? En première ligne, les équipages des escadrilles de bombardiers anglais, Lancaster et Halifax, et américains, essentiellement, Fortress Boeing B17, vont payer un lourd tribut durant ces mois cruciaux précédant la libération de la France. Beaucoup seront abattus, tués, faits prisonniers par l'ennemi. D'autres, plus chanceux, seront protégés par l'Armée des ombres, la Résistance française. Ils tenteront de gagner l'Espagne où, toujours protégés par les résistants, ils attendront l'arrivée des armées alliées venant de Normandie.

    C'est l'histoire de ces hommes, Américains, Français, Britanniques, unis par cette même volonté de combattre pour une certaine idée de la liberté, que nous évoquons dans les pages de cet ouvrage.
    Par ailleurs, l'auteur, après avoir participé à la création du prix international "Per Anger" consacré à la défense des Droits de l'Homme, est actuellement sur le point de contribuer à la création d'un prix international "Vaclav Havel" pour la démocratie.

  • Michel Dubois, avocat de profession et jeune officier de l'armée française est appelé sous les drapeaux, à la fin de l'année 1959, pour y effectuer ses obligations militaires. Quelques mois plus tard, il est envoyé en Algérie où la guerre fait rage.
    Au long des mois, les opérations se succèdent. Ce conflit, qui ne veut pas dire son nom, - on qualifie pudiquement les actions en Algérie « d'opérations de maintien de l'ordre » - est terrible. Dubois est confronté à la répression, au recours à la torture.

    Trois années plus tard, il en reviendra transformé, traumatisé par toutes les visions d'horreur vécues durant cette guerre.
    Paradoxalement, en 1967, suite à la « Guerre des Six jours » qu'il a couverte en tant que journaliste, il s'installe en Israël, un pays continuellement en guerre et épouse une jeune juive, Sarah, qu'il a connue à Oran, à la fin du conflit algérien.
    Officier, dans les rangs de Tsahal, l'armée israélienne, il va participer directement à la quatrième guerre du Moyent-Orient, la Guerre du Kippour qui va éclater le 6 octobre 1973...

  • Il était 4 h 42, heure locale. Graham Martin avait décidé de monter enfin à bord. Alors que les patins de la machine quittaient le béton du toit, le C-130 avait envoyé, par satellite, à Washington, le message suivant : « Tigre, tigre, tigre » signifiant le départ du haut diplomate. Martin avait reçu, dans la minute qui avait suivi, un message quelque peu ironique du secrétaire d'Etat Henry Kissinger : « Alors, monsieur l'ambassadeur, vous-même et vos héros êtes, désormais, sur le chemin de la maison... ». Les traits tirés, le visage fatigué par plusieurs nuits blanches, Graham Martin n'avait rien répondu. Aux yeux de ce diplomate, cette évacuation avait un goût amer. On allait laisser là-bas des milliers de Vietnamiens exposés à la vindicte des nouveaux conquérants.
    A 5 h 53, le Lady Ace 09 s'était posé sur le navire amiral Blue Ridge. L'ambassadeur des Etats-Unis était désormais en terre américaine.

  • L'Affaire Farewell est une histoire vraie qui se déroule au début des années 80. C'est celle d'un agent double soviétique, le colonel Vladimir Netrov qui, écoeuré par la corruption et l'absence de liberté qui règne dans son propre pays, va agir au service de la France, à Moscou.
    C'est l'un des premiers officiers supérieurs du KGB que les services français ont réussi à « retourner » et qui va transmettre, aux autorités françaises, des masses d'informations ultra-sensibles sur l'armée, les affaires politiques et surtout les opérations d'espionnage, notamment technologiques, de l'Union soviétique. A tel point que les Américains eux-mêmes, vont être subjugués par les révélations de l'agent Farewell.

    Monde opaque par essence, le monde de l'espionnage est celui du silence, des succès et des drames qui ne s'ébruitent pas. Il en est d'autant plus fascinant.

  • En juin 1976, Marc Mercier, journaliste pour l'agence France Presse, est envoyé comme correspondant en Afrique du Sud. D'abord réticent, il sera rapidement happé par les évènements qui vont commencer à secouer ce pays. Plongé en plein dans la lutte contre l'apartheid, Marc va découvrir un pays déchiré par le racisme et l'incompréhension entre ses habitants. Adopté par les rebelles noirs, il va bientôt s'impliquer de plus en plus contre le gouvernement, par ses reportages et l'enquête qu'il mène en parallèle pour retrouver une jeune infirmière française enlevée à Soweto, le township le plus dangereux du monde.


    Notre avis :

    "C'est un cours d'histoire passionnant et haletant, mêlant la fiction policière et le reportage, que nous propose Daniel Pierrejean dans son nouvel ouvrage. Sans jamais être pontifiant, il réussi à nous faire vivre quelques instants cruciaux au sein de la population de Soweto, et à nous faire un cours magistral sur les tenants et aboutissants de l'apartheid. Avec une écriture rythmée, il nous tient en haleine durant tout le roman, alors même que l'issue en est mondialement connue. Son personnage de Marc Mercier, journaliste spécialiste des conflits de la fin du 20ème siècle, est l'occasion de faire une nouvelle fois la lumière sur les atrocités des guerres civiles, et sur la soif de liberté des peuples." Anne Roger-Bérubet, membre du comité de lecture

  • Aéroport de Santa Isabel, 5 septembre 1968.

    Bernard Kouchner, jeune médecin gastro-entérologue, découvre le Biafra. C'est l'enfer. Il y a là un patchwork de profils différents de mercenaires : trafiquants d'armes en tous genres, pilotes idéalistes et autres combattants attirés par l'argent. Il va bientôt affronter les premières silhouettes faméliques. C'est la population civile, les femmes et les enfants qui souffrent le plus. Là-bas, il ne reste presque plus rien. Les Biafrais sont encore, avant la famine qui se prépare, huit à neuf millions. Mais la mort fauche déjà les plus faibles et un terrible génocide se prépare.
    La nuit tombe avec les premières averses tropicales. Dans un bruit assourdissant, moteurs à pleine puissance, le Hercules C 130, affrété par la Croix-Rouge se cabre. Direction Uli, l'aéroport clandestin installé par les autorités biafraises est tout près du front.
    Acteur de l'une des premières actions humanitaires du vingtième siècle, Kouchner va y consacrer une grande partie de sa vie.
    Du navire Ile de Lumière, à l'administration du Kosovo, le fondateur de Médecins sans Frontières, puis de Médecins du monde est sur tous les fronts, le plus souvent au péril de sa vie. Le French Doctor n'aura de cesse de faire progresser un concept qui lui est cher : celui de l'ingérence humanitaire bousculant par là-même la sacro-sainte souveraineté étatique...


    Notre avis :

    Cet ouvrage brosse le portrait d'un homme très médiatique, avec ses joies, ses doutes tout au long de trente années de multiples missions aux côtés des plus humbles.

  • Raoul Wallenberg, Varian Fry ou encore Oskar Schindler, de nationalités suédoise, américaine et allemande, connurent un incroyable destin avec un même point commun : sauver d'une mort certaine et de la barbarie nazie, des centaines, des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. Ils furent des "Justes".

    En couverture: Raoul WALLENBERG

  • En ce mardi 6 juin 1944, les troupes anglo-américaines déferlent massivement sur les côtes normandes. Malgré les obstacles et les difficultés, plus de 150.000 soldats alliés seront à pied d'oeuvre le soir de ce jour historique.
    A 18h52, ce même 6 juin 1944, un planeur Waco touche le sol, près de Sainte-Mère Eglise. A son bord des officiers du corps de Civil Affairs. Ce sont les avant-gardes des corps 400 « préfets » alliés que Franklin Delano Roosevelt, le président américain destine au sol de France, pour administrer le pays. Et il n'y a pas que cela. Ils apportent avec eux d'étranges billets au ton bleu-vert, ressemblant trait pour trait à des dollars américains. Ce sont pourtant des francs d'invasion, que de Charles Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), n'hésite pas à qualifier de « fausse monnaie ».

    C'est la face apparente du fameux plan américain AMGOT (Allied Military Governement of Occupied Territories) que la Maison-Blanche, outre-Atlantique, prépare depuis plus de deux années. Un nouveau bras de fer s'engage entre Roosevelt et de Gaulle.

    Pour l'homme de l'Appel du 18 juin 1940, il faut, certes, chasser l'ennemi nazi du sol national et écarter lors de la Libération les préfets de Vichy, mais également protéger, coûte que coûte, la souveraineté et l'indépendance du sol de France et celui de l'Empire...


    Comment rétablir une situation de droit dans un pays précédemment envahi par une puissance étrangère et maintenu sous tutelle pendant une certaine durée ? Comment un peuple se réapproprie t-il ses droits, alors que les diverses forces en présence tentent d'établir leur légitimité ? Avec cet ouvrage, Daniel Pierrejean tente de répondre à un questionnement de ce type, dans le contexte de la Libération de 1944. Que le Général de Gaulle puisse apparaître attaché à la grandeur et à l'indépendance de la France ne nous surprend évidemment pas. Par contre, et c'est ici l'apport de l'historien, on sait moins comment le libérateur américain projetait d'administrer l'hexagone. Ce sont ces visées, qui furent celle du plan AMGOT et de Roosevelt, que D. Pierrejean met en évidence, en même temps qu' elles éclairent l'action menée par le fondateur de la cinquième République. Ce faisant, il montre à quel point la contingence affecte le destin d'un pays ou d'une nation, puisqu'il ne dépend, en définitive, que de l'action d'hommes libres et résolus.

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