• En 2020, les paysans français auront subi d´importantes pertes de revenu en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement bas du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d´herbe et de fourrage pour l´hiver renchérit durablement les coûts de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l´agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l´agro-écologie, l´agroforesterie, la gestion intelligente de l´eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. C´est une question de volonté politique.

  • Ce dossier se propose de revisiter la notion d'industries culturelles, afin de montrer en quoi elle peut éclairer les dynamiques passées et présentes qui structurent les champs de production symbolique. Les contributions réunies s'affranchissent pour cela de la façon dont les auteurs de « l'École de Francfort » l'ont théorisée. Alors que ces derniers assimilent les industries culturelles à des entreprises de spectacle de masse émergeant dans l'entre-deux-guerres et se caractérisant par une uniformité et un nivellement par le bas de ses contenus, les textes du dossier mettront en évidence que le développement de l'industrie du divertissement est largement antérieur aux années 1920 et 1930 et que, loin de conduire à une homogénéisation des productions culturelles, celle-ci conduit à leur diversification en multipliant les niches.
    Ce faisant, le dossier entend également contribuer à enrichir la connaissance d'un versant du champ culturel moins étudié que celui qui regroupe les oeuvres les plus légitimes. Outre le fait de combler un (relatif) vide empirique, cela sera aussi l'occasion de mieux comprendre comment s'articulent les dimensions marchandes et symboliques de ces biens particuliers que sont les productions des industries culturelles.

    Auteurs pressentis :
    Christophe Charle (l'industrie du théâtre en Europe à la Belle époque).
    John B. Thompson (l'industrie du livre de 1960 à nos jours).
    Anne Bellon (l'arrivée de Netflix et la mise en cause de « l'exception culturelle »).
    Julie Duval (le champ cinématographique français).
    Alban Chaplet (le champ de la production humoristique français).
    Muriel Mille (la fabrique d'une série « populaire »).
    Gérôme Guibert (l'industrie du « live » dans les musiques actuelles).
    Jérôme David (la logique de spécialisation des chaînes américaines).
    Laurent Tremel (la segmentation du marché des jeux vidéo en France).
    Violaine Roussel (le travail des agents d'acteurs à Hollywood).
    Benoît Berthou (la diversification du champ de la BD).

  • 18 ans après la Conférence de Kyoto qui permit aux nations et aux peuples de prendre conscience du réchauffement climatique en cours, se tiendra la Conférence de Paris en décembre 2015 sur le même sujet.
    Depuis décembre 1997, les travaux du Groupe d'experts environnementaux sur l'étude du climat (GIEC) n'ont cessé de montrer que le changement climatique s'accélère et va compliquer, à des degrés divers, la vie des populations du monde entier. Pourtant, les réunions internationales qui se sont tenues depuis Kyoto n'ont jamais débouché sur des dispositions susceptibles de réduire émissions de gaz à effet de serre.
    Dans sa première partie, ce livre montre à quel point la mondialisation capitaliste s'oppose en permanence à la préservation des ressources naturelles, tout en pointant l'absence de réflexion prospective globalement structurée chez les décideurs politiques de monde entier. Mais l'auteur ne se contente pas d'observer ce qui va mal.
    Consacrée à la France, la seconde partie de l'ouvrage passe en revue tout ce qu'il possible de faire chez nous pour freiner le réchauffement et rendre notre pays plus résilient. Cela va de l'économie circulaire à l'agro-écologie, du covoiturage à l'autoproduction, de la modification de nos habitudes de consommation au questionnement des associations de consommateurs et même des journalistes sur la manière de conseiller et d'informer. Un plaidoyer vibrant pour inciter chaque lecteur et acteur dans la société que nous sommes à agir dès maintenant.

  • L'ouvrage se veut une réponse indignée d'un journaliste retraité à la lettre aux Français du président des « privilégiés ».
    Une courte introduction traite de la publication de cette lettre, le 15 janvier.
    L'auteur note ensuite qu'Emmanuel Macron réduit le revenu des retraités et des ménages pauvres en priorité. Il en veut pour preuve l'augmentation de la CSG en 2018, mais aussi les 0,3% seulement d'augmentation prévus pour les pensions en 2019 et en 2020, de même que pour les allocations familiales et l'APL . Puis un argumentaire sur les droits acquis via une vie de travail et de cotisations chez les retraités.
    En même temps, le gouvernement précarise les actifs alors que les privilégiés continuent de s'enrichir. Référence est fait dans ce cadre à l'action des gilets jaunes et à la dénonciation de la compression des salaires qui date de longtemps, tandis que continuent les délocalisations de productions dans les pays à bas coûts de main d'oeuvre Depuis déjà dix ans, les paysans quant à eux voient leurs revenus baisser. L'actuel président est le rédacteur, en 2008, du rapport de la Commission Attali qui a servi de base à la loi de modernisation économique (LME) qui a donné plus de pouvoir aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs qui, du coup, paient de plus en plus mal les paysans . Ces derniers sont en train de découvrir que la loi EGALIM votée le 2 octobre 2018, un an le discours de Macron à Rungis, ne débouche pas sur de meilleurs prix. L'auteur consacre un chapitre ce que devrait être selon lui l'agro-écologie au XXIème siècle afin que l'agriculture produise en stockant plus de carbone. Il fait une analyse critique de la totale inefficacité des mesures de type « taxe carbone » et « transition écologique », prises jusqu'à présent en France, en Europe et dans le monde, pour montrer que nous allons vers un réchauffement de 3 à 4°C d'ici la fin du siècle en cours Il propose une taxe carbone planétaire sur les trois énergies fossiles que sont le pétrole, le charbon et le gaz exportés, avec le partage en trois volets de cette taxe qui serait prélevée par un organisme à créer sous le contrôle de l'ONU. Une partie de cette taxe servirait à abonder le fonds de 100 milliards de dollars promis au pays pauvres pour adapter leur économie au climat mais que les pays riches de sont pas pressés de financer.
    La majeure partie de cette taxe reviendrait aux pays qui l'ont payée au moment d'importer les énergies fossiles dont ils ont besoin. L'usage de ces fonds réattribués sous forme de ristourne serait obligatoirement fléché pour isoler le bâtiments, améliorer les transports collectifs, réduire l'usage de la voiture et autres mesures diminuant l'empreinte carbone dans tous les pays en même temps.

  • En cette année 2017, les Françaises et les Français élisent pour cinq ans le président de la République et les députés.
    Ces élections se dérouleront vingt ans après la conférence de Kyoto sur le climat qui ne fut guère t suivie d'effets. Mais elles interviendront 18 mois après la Cop 21 de Paris où l'adoption du texte final par 196 Parties à suscité de nou- veaux espoirs en faveur de mesures planétaires visant à freiner le réchauffement climatique.
    Freiner ce réchauffement c'est agir sans attendre dans l'intérêt des générations futures. Car le réchauffement actuel ré- sulte de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre imputable aux activités humaines depuis plus d'un siècle.
    Selon les scientifiques du GIEC, il est impératif de diviser par quatre ces émissions dans les 30 ans à venir pour main- tenir le réchauffement en dessous de + 2°C d'ici la fin du siècle en cours.
    Ce combat doit être mené dans chaque pays avec de profondes modifications dans la manière de produire et de consommer. En France, ces questions sont trop absentes des débats relatifs à l'élection présidentielle et aux législa- tives.
    Ce livre appelle les citoyens à se saisir de l'urgence climatique pour interpeller et bousculer les décideurs politiques que seront durant cinq ans le président de la République, les ministres et les parlementaires. Il pointe aussi l'inadap- tation des raisonnements économiques datant de David Ricardo et de Joseph Schumpeter face aux enjeux climatiques et propose de nouvelles pistes pour la conduite de l'économie dans un XXIème qui sera de plus en plus marqué par la rareté des matières premières.

  • La capacité de la planète à nourrir 9 milliards d'humains en 2050 n'est pas acquise et beaucoup va dépendre des conséquences du réchauffement climatique comme de l'évolution des prix des énergies fossiles dont l'agriculture ultra-mécanisée est une grande consommatrice.
    Dans ce troisième livre en moins de cinq ans sur cet enjeu majeur, Gérard Le Puill propose de réinventer la manière de conduire les productions agricoles, sur fond de souveraineté alimentaire, en les préservant des effets désastreux d'une concurrence mondialisée, spéculative et mortifère car uniquement basée sur les avantages comparatifs des unes par rapport aux autres selon la vieille théorie de David Ricardo.
    En raison de la diversité de son climat, de ses sols et du savoir faire de ses paysans, la France dispose encore de nombreux atouts pour réussir cette révolution copernicienne. Cela suppose de rompre avec la spécialisation outrancière conduite depuis un demi siècle pour réinventer une agriculture écologiquement intensive, peu gourmande en intrants et respectueusement de l'environnement.
    Afin de « produire mieux pour manger plus » il faudra inventer des mécanismes de régulation très souples qui seront la règle verte, la planification écologique, l'agro-écologie et l'agroforesterie. Un défi passionnant pour le monde paysan avec le soutien des consommateurs.

  • Le titre de ce livre n'a rien d'une provocation et l'auteur ne prétend nullement que les rayons de nos grandes surfaces seront vides dans les prochains mois. Mais la sélection par l'argent rend déjà difficile l'accès des populations pauvres au besoin vital de manger tous les jours. Y compris dans les pays riches.

    La volatilité durable et les flambées soudaines des prix agricoles - sous l'influence des fonds spéculatifs et sur fond de laisser faire les principaux décideurs politiques de la planète - sont lourdes de menaces pour la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples.

    L'enjeu majeur du XXIe siècle sera de nourrir une population mondiale qui va passer de 7 à 9 milliards d'habitants dans un contexte de raréfaction des superficies agricoles disponibles, de réchauffement climatique, d'assèchement de certaines nappes phréatiques, de cherté du pétrole et du gaz dont l'agriculture intensive est une grande consommatrice.

    Demain il faudra produire plus en utilisant moins d'engrais, de carburants, d'eau, de pesticides. Toutes les terres agricoles devront être utilisées de manière durable en fonction de leur potentiel agronomique.

    Cette agriculture de précision ne pourra plus seulement être pilotée par la main invisible du marché, elle-même motivée par la seule recherche du profit, comme l'imaginait Adam Smith au XVIIIe siècle et comme veulent encore le croire les économistes libéraux. Ce livre explique comment il est possible de produire autrement et à moindre coût.

  • La flambée des prix alimentaires constatée à partir de l'été 2007 souligne l'urgence d'une gestion nouvelle des ressources agricoles de la planète.
    Car le xxie siècle sera celui de la rareté de l'eau, des risques climatiques majeurs, de l'épuisement des matières premières énergétiques, alors que les besoins alimentaires vont continuer de croître. la france dispose encore d'une des meilleures agricultures du monde, diversifiée et forte du savoir faire de ses paysans. ce livre montre à quel point les consommateurs et les agriculteurs français ont désormais des intérêts communs.
    Le pouvoir d'achat des premiers comme les revenus des seconds sont menacés par les effets pervers et perturbateurs d'un marché mondialisé, dominé par la spéculation sur quelques matières premières agricoles. soucieux de voir la france préserver les nombreux atouts de son agriculture, l'auteur en appelle aux décideurs politiques. ces derniers doivent rapidement reprendre en main le pilotage des dossiers agricoles qu'ils ont trop longtemps confié à des technocrates incompétents et irresponsables, tant à la commission européenne qu'à l'organisation mondiale du commerce.
    Sinon, gare à la catastrophe !.

  • 18 ans après la Conférence de Kyoto qui permit aux nations et aux peuples de prendre conscience du réchauffement climatique en cours, s'est tenue la Conférence de Paris (COP 21) en décembre 2015. Depuis 1997, les travaux du Groupe d'experts environnementaux sur l'étude du climat (GIEC) n'ont cessé de montrer que le changement climatique s'accélère et va compliquer, à des degrés divers, la vie des populations du monde entier. Pourtant, les réunions internationales qui se sont tenues depuis n'ont jamais débouché sur des dispositions susceptibles de réduire émissions de gaz à effet de serre. " Dans sa première partie, ce livre montre à quel point la mondialisation capitaliste s'oppose en permanence à la préservation des ressources naturelles, tout en pointant l'absence de réflexion prospective globalement structurée chez les décideurs politiques de monde entier. Mais l'auteur ne se contente pas d'observer ce qui va mal. Consacrée à la France, la seconde partie de l'ouvrage passe en revue tout ce qu'il possible de faire chez nous pour freiner le réchauffement et rendre notre pays plus résilient. Cela va de l'économie circulaire à l'agro-écologie, du covoiturage à l'autoproduction de la modification de nos habitudes de consommation au questionnement des associations de consommateurs et même des journalistes sur la manière de conseiller et d'informer. Un plaidoyer vibrant remis à jour pour intégrer les résultats de la COP 21 et inciter chaque lecteur et acteur que nous sommes à agir dès maintenant. "

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