• Il n'est pas besoin de rappeler la traditionnelle méfiance des philosophes envers l'art et les artistes. Ainsi la philosophie de l'art, inaugurée avec Platon, commence-t-elle paradoxalement par une condamnation des « beaux-arts » et de la poésie. Cependant la philosophie de l'art peut naître lorsque l'expérience esthétique devient problématique. Primitif, exotique, populaire, gothique, brut, naïf, l'art se charge luimême de faire éclater toute définition canonique du beau, contestant les évidences esthétiques héritées du passé. La philosophie de l'art n'est donc pas dans la tête du philosophe : elle est requise par l'histoire récente de la définition des « beaux-arts ».
    Quelles questions l'art pose-t-il à la philosophie ? Quelle énigme, mais aussi quels défis, la figure de l'artiste représente-t-elle pour le philosophe ?

  • Paris philosophe

    Jean Lacoste

    Les chapitres sont présentés comme de « petites déambulations » dans un Paris de la philosophie qui n'a presque pas laissé de trace matérielle - une plaque à la façade d'un immeuble, un nom de rue, une tombe au Père-Lachaise - et qui a été reconstitué à partir de quelques souvenirs et de quelques anecdotes recueillies en marge des grandes oeuvres (Rousseau renversé par un molosse, les amours de Diderot, Pascal et ses « carrosses à cinq sols », Simone de Beauvoir dans un bar, le jeune Sartre au cinéma), voire de quelque fait divers accablant (Althusser, rue d'Ulm...). Un matériau trivial, en apparence, riche en fait, pour un format court de rigueur.
    Il est vite apparu que ces divertissements mettaient en lumière de vrais enjeux, quant aux modalités mêmes de cet exercice singulier qu'est la philosophie, à l'université et en dehors. Il était finalement question, selon les lieux, de la place et du rôle qu'y jouent les femmes, de la permanence de lieux de prestige comme la Sorbonne, l'École normale supérieure, les « khâgnes » des grands lycées, du rapport à la philosophie étrangère (allemande...) et à la politique, etc.
    On y voyage à travers le temps, du Moyen Âge à notre époque, en s'arrêtant sur des figures aussi différentes que Pascal, Descartes, Diderot ou plus près de nous Jankélévitch, Michel Foucault, Althusser ou Paul Ricoeur. Des philisophes étrangers de passage à Paris ne sont pas non plus oubliés, comme Hegel ou Heidegger.
    Paris philosophe offre un autre regard sur Paris, un autre regard sur la philosophie.

  • Inaugurée avec Platon, la philosophie de l'art commence, paradoxalement, par
    une condamnation des « beaux-arts » et de la poésie. Quelles questions l'art
    pose-t-il à la philosophie ? Quelle énigme la figure de l'artiste représente-t-
    elle pour le philosophe ? Jean Lacoste est ancien élève de l'École normale
    supérieure et agrégé de philosophie.

  • Il n'est pas besoin de rappeler la traditionnelle méfiance des philosophes envers l'art et les artistes.
    Ainsi la philosophie de l'art, inaugurée avec maton, commence-t-elle paradoxalement par une condamnation des " beaux-arts " et de la poésie. cependant la philosophie de l'art peut naître lorsque l'expérience esthétique devient problématique. primitif, exotique, populaire, gothique, brut, naïf, l'art se charge lui-même de faire éclater toute définition canonique du beau, contestant les évidences esthétiques héritées du passé.
    La philosophie de l'art n'est donc pas dans la tête du philosophe : elle est requise par l'histoire récente de la définition des " beaux-arts ". quelles questions l'art pose-t-il à la philosophie ? quelle énigme, mais aussi quels défis, la figure de l'artiste représente-t-elle pour le philosophe ?.

  • 1) Mise en valeur d'un des hauts lieux de la vie culturelle et spirituelle de France qui attire encore aujourd'hui beaucoup de visiteurs du monde entier.
    2) Retour sur un endroit qui a inspiré nombre d'écrivains et de philosophes, au point qu'ils s'y soient installés : Romain Rolland, Max-Pol Fouchet, Paul Claudel...
    3) Hymne à une région splendide dont Vézelay constitue un phare.

    EXTRAIT : « Voici donc la colline où, dit-on, soufflent en tempête les quatre vents de l'esprit, ceux qu'a sculptés sur un chapiteau de la nef un artiste inconnu du xiie siècle. Qu'on arrive de l'ouest, par la route de Clamecy, ou de l'est, par la route d'Avallon, en s'arrêtant un moment, comme les anciens pèlerins, à la croix de Montjoie, l'étonnement, quelles que soient les couleurs de la saison, est le même : comment ne pas être sensible à la puissance mesurée du site, à l'élan de cette «colline sacrée entre toutes» (Romain Rolland) ? à cette «convocation» de collines (Paul Claudel) ? »

  • L'aura et la rupture

    Jean Lacoste

    Aujourd'hui, Walter Benjamin - penseur secret, stratège de la critique, écrivain en exil, intellectuel minutieux, collectionneur de citations - apparaît plus que jamais comme une figure majeure du XXe siècle.
    Dans des domaines étonnamment variés, il est devenu une référence presque obligée - photographie, architecture, esthétique, histoire du livre et de l'image, judaïsme moderne, théorie de la traduction, sociologie de la littérature, politique de la révolution. Jean Lacoste a réuni les textes qu'il a consacrés au cours des vingt dernières années à cet écrivain de la ville et du livre. Clairs et lucides, ces articles, ces préfaces, ces essais, ces recensions composent un portrait à la fois organisé et kaléidoscopique de Walter Benjamin.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Ce livre narre l'histoire d'une rencontre, celle de Dieu et de l'homme. Des Évangiles, aux Pères de l'Église et aux Confessions d'Augustin, des ermites orientaux à la théologie monastique, de saint Anselme à Bonaventure, Thomas d'Aquin et Duns Scot, de la Réforme protestante à Vatican II, ce sont les écoles, les doctrines, les courants et les contre-courants de la théologie chrétienne qui, ici, sont mis en perspective et étudiés.
    Le grand mérite de ce livre est d'offrir un panorama complet et accessible de l'histoire de la théologie, des fondements bibliques à nos jours.
    Avec la collaboration de Gilles Berceville, Patrick Descourtieux, Pierre Gibert, Marc Ozilou.

  • La théologie s'occupe centralement de phénomène, qui ne sollicitent jamais l'intellection sans solliciter aussi l'adhésion ; et le travail historique de discernement que ce dictionnaire s'est fixé pour but ne privera personne de la nécessité de se faire soi-même une opinion.
    Mais on ne croit jamais sans savoir quelque peu. et si l'on veut se former une opinion droite, autant savoir critiquement que pré-critiquement. mots, choses, êtres, idées, formes, sujets : l'ordre alphabétique du dictionnaire et l'ordre critique du savoir laissent les objets théologiques apparaître avec toute la complexité de leur histoire, avec les débats théoriques et les conflits humains qui les ont nourris.
    Depuis la première édition reliée (1998) de ce dictionnaire, une deuxième édition avait été publiée en 2002 dans la collection quadrige/dicos poche.
    Sous la direction de jean-yves lacoste et olivier riaudel, cette troisième édition est entièrement revue et augmentée de nouvelles entrées : une quarantaine de notices apparaissent, antéchrist, biotechnologies, crois, dévotion, fénelon, libre théologie, mathématiques, médiation, pluralisme religieux, sophiologie, théonomie..., toutes les bibliographies ont été reprises et mises à jour, des corrélats ont été ajoutés.
    Ce dictionnaire critique est un dictionnaire vivant, un outil au service de la transmission d'un savoir, la théologie, " somme des discours et des doctrines que le christianisme a organisé sur dieu et son expérience de dieu ".

  • Nous ne pouvons nous dispenser d'un concept linguistique du vrai. Nous ne pouvons pas davantage nous dispenser d'un concept phénoménologique du vrai. Et nous ne pouvons enfin nous dispenser de recourir à l'un et à l'autre, car le vrai se dit et le vrai se donne à l'intuition. Ces affirmations sont élémentaires. Mais les prendre au sérieux, c'est-à-dire considérer l'expérience entière de la vérité, requiert d'élargir le concept de vérité, de telle manière que : le vrai ne soit pas seulement affaire de savoir mais, plus largement, affaire de connaissance ; le vrai puisse être dit dans une multiplicité de langages (philosophique, poétique, scientifique(; le vrai soit indissociable de la question de l'être-dans-le-monde ; le vrai soit à la mesure du logos, dont on montre qu'il excède la ratio sous ses formes modernes. Le vrai doit à nouveau être pensé. La pensée n'est rien de neuf. Mais son intervention dans les débats sur le vrai, au temps du nihilisme, est plus urgente que jamais.

  • Le besoin en information et en formation en implantologie est en constante augmentation. Cet ouvrage, basé sur le programme du DU d'implantologie de la Faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie, a été pensé comme un support de formation et de travaux pratiques. L'approche claire et didactique, ainsi que les nombreux ' pas à pas ' et cas cliniques vous apporteront toutes les clefs pour réussir vos plans de traitements. Les notions fondamentales, telles que la législation, la classification des implants ou la préparation de la salle d'intervention sont rappelées dans une première partie. Les deux parties suivantes sont consacrées à la pose d'implants et aux prothèses dentaires (fixes et amovibles), des techniques classiques, aux techniques particulières comme les implants zygomatiques. Sont décrits en détail les protocoles cliniques et les erreurs à éviter. Patrick Goudot est chirurgien maxillo-facial, professeur des Universités, coordonnateur des DU d'implantologie à la Faculté de médecine Pierre et-Marie-Curie, Paris VI ; Chef du service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris. Jean-Pierre Lacoste est médecin stomatologiste, chirurgien maxillofacial, praticien attaché en chirurgie maxillo-faciale, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris.

  • De Walter Benjamin, nous avons l'image d'un homme de bibliothèque plutôt que d'un voyageur. Pourtant, ce fut un intellectuel en mouvement, transportant avec lui ses livres aux quatre coins de l'Europe, de Paris à Moscou et Riga, en passant par l'Italie, l'Espagne, le Danemark ou la Norvège. Avec, en perspective, d'autres rivages plus lointains, et jamais atteints : la Palestine, New York. De façon générale, Benjamin privilégie les villes plutôt que la nature, et dans les villes, les ports, les foires, les marchés, lieux de la confrontation brutale entre les désirs humains et le triomphe de la marchandise. Mieux que les essais théoriques, sociologiques ou critiques du penseur, ses écrits de voyage permettent de découvrir un Benjamin écrivain, portant sur les lieux, les êtres, et sur les objets les plus modestes un regard d'une intensité sans pareille.

  • Un regard philosophique et théologique sur l'Eucharistie, qui est aussi une méditation sur la nature du christianisme. A l'heure où le New Age et le bricolage des nouvelles religiosités recherche un absolu sans visage et sans histoire, le livre rappelle que l'expérience de la présence ne se fait que dans l'histoire.

  • Concevoir une application native iOS6 et la publier avec succès sur l'Apple Store exige un savoir-faire en ergonomie mobile et la maîtrise de l'ensemble des contraintes spécifiques à la plate-forme iOS 6.

    Cet ouvrage pour iOS B aborde le développement d'applications iPhone, iPad et iPod Touch dans tous ces aspects, depuis l'inscription chez Apple et l'achat de licence du SDK à la distribution sur l'AppStore... sans oublier les bonnes pratiques de conception et les design patterns d'interface.

    Une référence pour réussir ses applications iPhone et iPad professionnelles sous iOS 6 De la conception de l'application - encadrée par de strictes règles d'ergonomie - jusqu'à son déploiement, cet ouvrage détaille les bonnes pratiques garantissant la qualité de vos développements sous iOS 6 : gestion de projet et architecture MVC, ergonomie mobile et design patterns d'interface. Les fondamentaux du développement iOS sont détaillés, de l'Objective-C et sa gestion spécifique de la mémoire avec l'ARC (Automatic Référence Counting) aux contrôleurs de vue, en passant par la mise en place des storyboards, des vues, des listes TableViews etc.

    L'ouvrage traite en profondeur d'aspects fondamentaux tels que l'accès aux services web (JSON, XML), la gestion de flux audio et vidéo, la persistance avec le framework CoreData et l'utilisation du service de notifications Apple APNS. Il fournit de précieux conseils pour publier sur l'App Store et y gagner en notoriété.

  • Nous avons retenu de Ricoeur que " le symbole donne à penser".
    Une première leçon aussi importante est à recevoir de C. S. Lewis. les contes de fée donnent à penser. Ils le font, en tout cas dans les Chroniques de Narnia, en abolissant le vieux et rituel antagonisme du " mythique " et du " rationnel ". Le réel (notre monde) pourrait-il abriter du mythe devenu fait? Réciproquement, peut-on réécrire sur un mode mythique ou féerique ce qui a eu lieu dans notre monde seul réel? Les Chroniques sont de la grande littérature et non des textes didactiques ou, pire encore, des ouvrages à message.
    La littérature féerique parle à l'imaginaire. Elle peut aussi avoir la force de structurer l'imaginaire. Dans les aventures d'enfants projetés dans le monde féerique de Narnia, que voit-on se jouer si l'on ne se contente pas du plaisir de lire et que l'on tente une interprétation? Peut-être un travail sur l'imaginaire qui le prépare à faire sien le monde de la Bible- peut-être une forme originale de " préparation à l'Évangile ".
    Jean-Yves Lacoste est Professeur invité à l'Université de Chicago et life member de Clare Hall, Université de Cambridge.
    Parmi ses publications: Expérience et Absolu (1994), Le monde et l'absence d oeuvre (aooo). A dirigé le Dictionnaire critique de théologie, (zoo4).
    Le livre s'est constitué en l'espace d'une trentaine d'années, d'un Noël à l'autre, quand venait l'Avent. Au dernier pas, sa composition toute simple apparaît.
    Voici d'abord un cercle d'animaux, un Bestiaire, qui dit et chante la naissance du Sauveur, mais c'est toute la création, obscure et lumineuse, qui réclame la vie éternelle, comme chacun de nous.
    Puis viennent les mages, les bergers, autour de l'Enfant et de sa Mère, avec joseph. Viennent aussi les soldats d'Hérode. Dans la dernière partie du livre s'entend plus souvent la voix du poète lui-même, comme s'il déposait au bord de la crèche ses jours, sa vie. Le ton de ces poèmes, leur couleur, est plus tragique. Noël est aussi le Massacre des Innocents et la mémoire de la Crucifixion. A Bethléem, aujourd'hui, des enfants meurent sous le tir de soldats.
    Relisant des poèmes anciens, l'auteur n'y a rien changé: ils ne lui appartiennent plus ; leur forme, régulière ou non, est inaltérable. Et c'est l'un des caractères de cette poésie que de mêler la sûreté classique et une certaine claudication, le pair et l'impair, rime et prose. Poésie moderne ? Elle s'ajoute au vaste et profond trésor de tous les Noëls, anonymes, populaires. Et c'est la langue française qui chante ici Noël.
    Claude-Henri Rocquet est né d Dunkerque en 1933.
    Il a publié ou fait jouer une trentaine d'ouvrages: poèmes et récits, essais et entretiens, théâtre.

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