• En 1525, François Ier est emprisonné à Madrid, après sa défaite à Pavie. Le roi de France cherche à s´évader. Pour tromper la vigilance des gardiens, il décide de se barbouiller le visage de suie et de se faire passer pour l´esclave noir qui entretient la cheminée. En 1658, Louis XIV se produit dans le Ballet d´Alcidiane au palais du Louvre. Il incarne un prince de. Mauritanie. Quitte à interpréter un Africain, autant viser haut. Le roi est accompagné d´une suite mau-resque, composée de son frère, de marquis et duchesses. En 1809, Napoléon Ier participe à un divertissement chez un ministre italien. L´empereur surprend son hôte et son entourage. Il est « déguisé en nègre » et marche devant le quadrille, en soufflant gaiement dans une sorte de trompe. Ce livre fourmille d´anecdotes, plus étonnantes les unes que les autres. Il revisite l´histoire de France, à travers la suie, en remontant à la source du grimage, pratiqué dès le Moyen-Âge par le peuple, les princes et les rois.

  • Serge Bilé dévoile dans ce livre un aspect totalement méconnu de la Seconde Guerre mondiale : la déportation des Noirs dans les camps de concentration et d'extermination de l'Allemagne hitlérienne. Africains, Antillais, Américains ont eux aussi été pris dans la tourmente, arrêtés et envoyés dans ces camps où ils étaient sujets à toutes les humiliations.
    Outre les témoignages hallucinants collectés auprès des survivants ou de leurs compagnons d'infortune, ce livre révèle des faits méconnus : savait-on que les fameuses lois de Nuremberg concernaient également les Noirs installés à l'époque dans le pays ? Ces Afro-Allemands, stérilisés de force, formèrent d'ailleurs les premiers contingents de déportés expédiés par Hitler dans les camps, bien avant la guerre. Savait-on que ces camps de concentration n'étaient pas l'oeuvre des nazis, mais que les premiers avaient été construits dès 1904, en Namibie, pour éliminer le peuple herero opposé à la colonisation allemande et aux armées du chancelier Bismarck ? Autant de pages d'histoire inédites où l'on apprend aussi, au fil des chapitres, les faits d'armes de ceux qui deviendront par la suite les grands leaders de la cause noire : Nelson Mandela, Martin Luther King, Léopold Sédar Senghor ou encore Aimé Césaire.

  • Le 7 août 1963, jour de la fête nationale, la RTI diffuse son premier jour-nal télévisé. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny apparait aux côtés de son mari. J´ai 3 ans. Elle a beau incarner la grâce, je ne la capte pas. Plus tard, j´entends parler de leur voyage aux États-Unis. Plus tard, je les vois en photo avec John et Jackie Kennedy à la Maison Blanche. Ça me plait. L´histoire me plait. Au fil du temps, j´en apprends un peu plus. Quand nos parents en parlent, c´est avec grande fierté, comme d´un moment de gloire pour la Côte d´Ivoire. Pensez donc ! Vingt-et-un mois plus tôt, ils étaient encore, aux yeux des colons français, au mieux des « évolués », au pire des « indigènes ». Dans une Amérique minée par la ségrégation raciale, le succès de ce voyage doit beaucoup à l´élégance et au charme de Marie-Thérèse. Elle conquiert les journalistes et politiciens américains, même les plus aus-tères. Tous la plébiscitent comme « l´une des femmes les plus belles et les mieux habillées du monde ».

  • Esclave et bourreau présente l'histoire singulière d'un esclave martiniquais du XVIIIe siècle, Mathieu Léveillé, au destin peu banal. Condamné à mort pour s'être évadé de la plantation en Martinique, on lui propose, s'il veut échapper à une exécution imminente, de devenir bourreau au Canada.
    Ce document inédit retrace donc le parcours étrange et chaotique de ce jeune homme qui devient malgré lui «exécuteur des hautes oeuvres». Le métier de bourreau sous l'Ancien Régime avait une importance fondamentale dans l'organisation sociale.

  • En 1944, au plus fort de la guerre, un volontaire français de l'armée allemande étonne ses supérieurs. Il veut intégrer la Waffen SS, le corps d'élite hitlérien. Seul problème : l'homme n'est ni aryen ni même blanc, mais guadeloupéen et surtout noir. Pour toute réponse, il est envoyé illico dans un camp de concentration. Ce livre raconte l'étonnante histoire de ce soldat perdu, parti faire le coup de feu contre les bolchevistes, sur le front et dans le froid russes, loin de son île natale.
    Comme lui, quelques égarés antillais, guyanais, réunionnais, et africains, ont collaboré activement avec l'ennemi, qui dans la LVF, qui dans la Milice, qui dans la Gestapo. En Allemagne et en Italie, où les Noirs étaient menacés, certains ont également joué le jeu des nazis et des fascistes, par instinct de survie ou patriotisme. Autant de destins insolites que relie ce récit, étayé par les rares archives et témoignages de survivants de cette page méconnue du plus grand conflit mondial.

  • Boni

    Serge Bilé

    Boni est un chef rebelle qui a marqué l'histoire du Surinam et de la Guyane au XVIIIe siècle. Avec ses hommes, déportés de différentes contrées africaines, il mène la révolte contre l'esclavage, infligeant de lourdes pertes aux colons européens. Ce livre raconte son parcours et celui de son peuple, auquel il a donné son nom. Il s'agit d'une fresque romancée, qui va de l'Afrique à l'Amérique du Sud, dont le fil conducteur est une femme que la mémoire des hommes a oubliée : la mère de Boni. À partir des archives et d'éléments d'anthropologie, Serge Bilé imagine la vie de cette femme. Avec elle, on plonge au coeur du système négrier, avec la déportation en particulier des Agni et Baoulé de la Côte d'Ivoire. Avec elle, on assiste à la naissance de son fils à qui elle transmet, jour après jour, le flambeau de la résistance. Aujourd'hui, les descendants de Boni, ce héros de la liberté, perpétuent, loin de leurs terres d'origine, des traditions ivoiriennes et africaines.

  • Yasuke

    Serge Bilé

    • Owen
    • 13 Janvier 2018

    Histoire vraie d'un esclave africain au destin hors du commun qui, à la fin du 16e siècle, se retrouva au Japon, où il accompagnait son maître jésuite italien puis fut laissé à la garde de l'un des plus grands seigneurs de guerre du Japon féodal (Oda Nobunaga) qui, impressionné par ses extraordinaires capacités physiques et intellectuelles ainsi que par ses facilités pour les langues, en fit son homme de confiance et le premier samouraï étranger du Japon.

    Encore une fois, Serge Bilé fait acte de réhabilitation historique dans un livre à la fois très documenté et passionnant à lire.

  • En 1950, Félix Houphouët-Boigny tombe amoureux de la députée guadeloupéenne Gerty Archimède.
    Elle est communiste et féministe. Il la demande en mariage et veut en faire la future Première dame de Côte d'ivoire.
    En 1996, Nelson Mandela tombe sous le charme de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. Il est célibataire. Elle est veuve. Il exprime le désir de la voir. Elle accepte et part le retrouver en Afrique du Sud. Truffé de révélations, ce livre nous entraine dans les coulisses du pouvoir en éclairant d'un jour nouveau le long règne du premier président ivoirien.
    L'homme se montre tour à tour combatif, rusé, cynique, généreux, sage, féroce, fragile. S'appuyant sur la dernière interview que Félix Houphouët-Boigny lui a accordée avant sa mort et sur des confidences de son entourage, Serge Bilé retrace, au-delà du chef d'État, 'histoire d'une nation qu'il a incarnée et qu'il symbolise encore aujourd'hui. « Ô Dieu, est-ce que tout ce que j'ai bâti après tant d'efforts dans ce pays sera englouti dans les sables mouvants après mon départ ?» se serait écrié Félix Houphouët-Boigny en découvrant au soir de sa vie un rapport des Renseignements généraux sur les rivalités politiques à Abidjan.
    Ce jour-là, affaibli par la maladie, il chargea un de ses ministres d'aller remettre cent mille dollars à un prélat au Vatican et cinquante millions de FCFA au khalife des Mourides et autant au khalife des Tïdiane, en leur demandant de prier pour la paix en Côte d'ivoire.

  • En 1944, au plus fort de la guerre, un volontaire français de l'armée allemande étonne ses supérieurs.
    Il veut intégrer la Waffen SS, le corps d'élite hitlérien. Seul problème: l'homme n'est ni aryen, ni même blanc, mais guadeloupéen et surtout noir. Pour toute réponse, il est envoyé illico dans un camp de concentration. Ce livre raconte l'étonnante histoire de ce soldat perdu, parti faire le coup de feu contre les bolchevistes, sur le front et dans le froid russes, loin de son île natale. Comme lui, quelques égarés antillais, réunionnais, et africains, ont collaboré activement avec l'ennemi, qui dans la LVF, qui dans la Milice, qui dans la Gestapo.
    En Allemagne et en Italie, où les Noirs étaient menacés, certains ont également joué le jeu des nazis et des fascistes, par instinct de survie ou patriotisme. Autant de destins insolites que relie ce récit étayé par les rares archives et témoignages de survivants de cette page méconnue du plus grand conflit mondial.


  • les peintures grecques et romaines l'ont souligné ; les théologiens chrétiens, juifs et arabes l'ont en choeur jadis avalisé ; les femmes en sont persuadées : les noirs ont un sexe sur-di-men-si-on-né ! tellement surdimensionné qu'il continue encore, aujourd'hui comme hier, de faire fantasmer et jaser.
    ce livre retrace, avec minutie, l'histoire de ce qui fut, dès le départ, un monstrueux préjugé visant à rabaisser les noirs au rang de bêtes, dotés à la place du cerveau, d'un pénis " démesurément long " ! certains, durant l'esclavage, furent même utilisés comme de vulgaires
    reproducteurs. et parfois ils devaient également satisfaire, de gré ou de force, l'appétit sexuel des femmes de leurs maîtres.
    sous louis xiv, les noirs, tenus pour débauchés, effraient autant qu'ils
    subjuguent. la reine marie-thérèse, qui fraie avec l'un d'eux, accouche - ô scandale ! - d'une petite négresse. une page peu connue de l'histoire de
    france. les noirs seront aussi stigmatisés au cours des siècles, en espagne, en angleterre et en russie notamment, oú ils incarneront la fornication et le diable. le poète martiniquais, aimé césaire, en fera même l'étrange expérience lors d'un voyage, avant guerre, en yougoslavie.
    que dire encore de ce médecin allemand, le docteur stigler, qui ne trouvera rien de mieux à faire, en 1942, en plein conflit mondial, que d'étudier le pénis des prisonniers antillais et africains ? en italie, c'est le grand quotidien la repubblica qui, pour évoquer le sida et les comportements sexuels à risque, lance en 1989, une vaste campagne d'affichage montrant un noir en train d'embrasser, à pleine bouche, sa
    compagne.
    un singe ! même dans le milieu du film x, les noirs font sexuellement peur au point d'être souvent victimes de racisme. cet ouvrage qui se lit comme un roman, démonte, sans détours et sans
    tabous, les mécanismes d'un stéréotype aux mille visages, hérité du passé. il rappelle à tous, aux blancs comme aux noirs, que le préjugé sexuel est le
    frère jumeau du préjugé de couleur.

  • L'histoire extraordinaire de Joseph Laroche, un ingénieur haïtien embarqué avec sa famille sur le paquebot mythique. Le naufrage du Titanic en avril1912 a donné lieu depuis un siècle à une multitude de livres, de films, et de jeux vidéo. Chacun de ces supports a détaillé à sa façon le drame, en s'attardant le plus souvent sur la personnalité et la psychologie des victimes.

    Mais pas un seul d'entre eux ne s'est intéressé à Joseph Laroche, le seul passager noir qui se trouvait à bord. Qui était-il ? Quelle est son histoire ? Comment s'est-il retrouvé dans cette tragédie ? C'est ce que relate ce livre, fruit d'une passionnante enquête en Haïti, son pays d'origine, mais aussi en France où il a poursuivi ses études et travaillé comme ingénieur, en charge de la construction du... Métro parisien.

    Il ne s'agit donc pas d'un livre de plus sur le Titanic, mais du destin étonnant d'un homme, entraîné dans les vicissitudes de son époque, et qui s'est, un jour, comme tant d'autres.

  • Serge Bilé est l'auteur d'un livre qui a connu un grand succès : Noirs dans les camps nazis.

    Avec Sur le dos des hippopotames, à travers le récit de son propre parcours fait de luttes et de passions tenaces, Serge Bilé précise son engagement aux côtés de la communauté noire en France et propose des éléments de réponses aux questions que tout le monde se pose. Sur le dos des hippopotames est d'abord le récit d'un parcours. Qui est donc cet homme qui, à quinze ans, joue de la guitare devant la foule des pèlerins à Lourdes ? A vingt, enseigne l'allemand à des prisonniers poitevins ? A trente, interviewe, à quelques semaines de sa fin, un Houphouët-Boigny, qui l'avait, quelques semaines plus tôt, jeté en prison ? A quarante, organise des actions humanitaires et se penche sur le sort des Noirs dans l'Allemagne hitlérienne ? Et qui, aujourd'hui, à quarante-cinq ans, a passé plus d'années dans les couloirs et studios des télévisons françaises que dans son pays d'origine ?

    La France, ce pays qui l'a jadis accueilli, qui a forgé ses valeurs, et dont les cités se trouvent aujourd'hui dans la tourmente, ne peut, selon Serge Bilé, choisir qu'une seule voie : celle d'un métissage pacifique qui saura respecter les identités et les histoires de chacune de ses composantes ethniques. C'est ce que Sur le dos des hippopotames exprime avec toute la force dont un homme de convictions est capable.

  • On a tout dit sur les femmes noires qui se blanchissent la peau, quelles sont complexées, masochistes, et surtout inconscientes des dangers que leur font courir ces pratiques : hypertension, stérilité, problèmes osseux, voire cancers.
    On a tout dit, sauf que les femmes mais aussi les hommes qui se dépigmentent, sont dabord les victimes dune addiction orchestrée par des savants fous qui singénièrent, dès le XVIIIe siècle, à « blanchir les nègres » pour de vrai.
    En France, on les plongeait dans un bain dacide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate dargent, alors quaux Etats-Unis, on les décapait aux rayons x, provoquant, chez les cobayes, de graves brûlures et souffrances.
    Ces expériences ont, au fil des siècles, laissé croire à certains Noirs, déboussolés par lesclavage, quils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie, en senduisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes.
    Ce livre retrace lincroyable histoire du blanchiment, et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, sest imposé à des millions de gens, accrocs désormais dune drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie

    Journaliste, Serge Bilé a déjà publié Noirs dans les camps nazis, Quand les noirs avaient des esclaves blancs, Et si Dieu naimait pas les noirs et récemment Au secours, le prof est noir !.


  • La mauresse de Moret

    Serge Bilé

    Le 16 novembre 1664, au terme d'une grossesse difficile et périlleuse, Marie- Thérèse, l'épouse du roi Louis XIV accouche, en public, au palais du Louvre, d'une fille, à la peau noire, provoquant un scandale à la cour.
    L'enfant, déclaré officiellement mort huit jours plus tard, sera vite extrait, pour être expédié, dans le plus grand secret, dans un proche couvent de religieuses.
    Ainsi commence l'incroyable histoire de la Mauresse de Moret...

  • Marguerite Duplessis ; le combat pour la liberté d'une déportée amérindienne Nouv.

    Marguerite Duplessis est le symbole d'un drame oublié : l'esclavage des Amérindiens au Canada français. Hommes, femmes, enfants étaient corvéables à merci. Les rebelles étaient expédiés dans les autres colonies aux Antilles.

    Capturée à l'âge de 6 ou 7 ans, Marguerite finit également par se révolter. Emprisonnée, elle saisit la justice. Elle réclame sa liberté. C'est une première. Déboutée, elle est déportée à la Martinique en 1740.

    Ce livre rend hommage à une héroïne méconnue qui a marqué l'histoire de France et du Québec. Sa résistance fait écho au combat aujourd'hui des femmes autochtones.

  • Le miracle oublie, les apparitions de la vierge marie en martinique Nouv.

  • On ne peut s'imaginer, en regardant l'Afrique aujourd'hui, qu'elle a été le berceau de grandes inventions humaines et politiques. On lui doit, pourtant, les mathématiques, les droits de l'homme, le ministère de l'intégration, la parité homme femme, voire la découverte de l'Amérique ! C'est ce passé, glorieux et méconnu, que retrace ce livre, en plongeant au coeur des grands empires soudanais du Moyen Age. On découvre, au fil des pages, des civilisations, riches et puissantes, où l'écriture, les sciences, et les arts tenaient une place de choix. On découvre, au passage, les rapports, étonnants, qu'entretenaient Noirs et Blancs, et le cheminement, qui les mena à s'affronter au nom d'une domination et d'un pouvoir absolu. On découvre, enfin, des souverains, épris de conquêtes et de progrès, dans une Afrique flamboyante, dont la marche en avant sera stoppée, net, par les invasions arabe et européenne ! Un grand moment d'histoire qui tord le cou aux idées reçues, et aux clichés sur " l'homme africain qui ne serait pas assez entré dans l'Histoire ".

  • On connaît l'histoire des apparitions de lourdes et de fatima qui attirent chaque année des millions de pèlerins du monde entier.
    On sait moins, en revanche, que la vierge marie est apparue à plusieurs reprises à quatre jeunes femmes en martinique, le 26 décembre 1892. ce miracle, authentifié et validé par les autorités religieuses de l'époque, a fait l'objet d'un minutieux rapport rédigé par un prêtre qui procéda à un interrogatoire serré des témoins de ces événements. ce livre raconte par le détail la chronologie de ces manifestations, mais aussi la longue et difficile bataille qu'il fallut mener pour les faire reconnaître dans un contexte difficile marqué par l'éruption de la montagne pelée qui fit trente mille morts et détruisit jusqu'aux archives de l'évêché relatifs à ces faits.
    On découvre l'étonnante ferveur religieuse qui animait la population de l'île au lendemain de l'abolition de l'esclavage. et on comprend mieux, à la lumière de ces apparitions, l'impact de la religion catholique aujourd'hui dans cette partie du monde.

  • Le 26 décembre 1892, la Vierge Marie apparaît à une jeune femme, sur la route de Petit-Bourg, en Martinique, puis, un peu plus loin, à deux religieuses et une paroissienne. Dans la première apparition, la Vierge se présente seule. Mais, lors de la deuxième, elle est en compagnie, cette fois, de l'Enfant Jésus. L'événement suscite une grosse émotion dans la commune, et le curé, Gabriel Parel, s'empresse de consigner les témoignages, dans un rapport, qu'il adresse, aussitôt, à l'évêque. Commence, alors une longue bataille, pour obtenir, de sa hiérarchie, la reconnaissance de ce miracle, et la création d'une commission d'enquête. Il faudra attendre l'éruption de la montagne Pelée, en 1902, pour que l'évêque accède, enfin, à sa demande.!
    Mais, il est déjà trop tard. L'opiniâtre abbé doit regagner la France, où il vient d'être affecté, abandonnant, derrière lui, la présidence de cette commission, qui ne se sera, finalement, réunie qu'une seule fois, et qui s'éteindra après son départ.
    Mais, soucieux de laisser une trace de ces faits, Gabriel Parel rédige, en 1914, un court mémo, dans lequel il raconte son difficile combat pour « une cause », qu'il avait pris à coeur. C'est ce mémo, et son rapport sur ces événements, validé par l'évêque d'alors, et ressortis au début des années 2000, qui ont servi à écrire ce livre. !

  • Les clichés sur les noirs

    Serge Bilé

    • Archipel
    • 8 Novembre 2017

    Petit précis du racisme ordinaire.

    On dit des chats noirs qu'ils portent malheur, que le corbeau est annonciateur d'infortune. On met les « moutons noirs » à l'écart. Mais, cela ne s'applique-t-il qu'aux animaux ?
    Serge Bilé et Mathieu Méranville ont étudié l'ensemble des clichés dont ils sont victimes : les noirs, c'est bien connu, sont « paresseux », « ont un gros sexe », « la danse dans la peau », « sont doués pour le sport ». Mais ces assertions qui font sourire restent malgré tout révélateurs d'un racisme latent.
    Ainsi, un président de la République a pu associer les familles immigrées à l'odeur. Un autre a pu annoncer dans un discours à Dakar que l'homme africain n'était pas encore entré dans l'Histoire.
    Il s'agit dans cet ouvrage de tordre le cou à ces préjugés, en les replaçant dans leur contexte scientifique, historique et sociologique.

  • Serge Bilé et Daniel Sainte-Rose ont accompli un véritable travail de mémoire.
    Ils ont recueilli les témoignages de vieux Martiniquais, qui disent l'esclavage tel que leurs grands parents et arrière-grands-parents l'ont directement vécu et le leur ont, eux-mêmes, raconté, dans leur enfance. Alain Roman y ajoute l'éclairage de l'historien et nous permet de replacer ces témoignages, uniques et précieux, dans un contexte que nous ignorons trop souvent. Ce livre et son DVD forment ainsi un magnifique outil pédagogique au service de la mémoire et de la connaissance.
    Ils apportent une pierre indispensable à la compréhension de cette tragédie.

  • Des cris de singes et des bananes jetées à des footballeurs et à des ministres noirs, c'est le nouveau visage du racisme européen. Un racisme décomplexé, brutal, assumé par leurs auteurs et relayé désormais par des enfants. Leurs cibles ont pour nom Christiane Taubira, Cécile Kyenge, Paul Pogba, Bafétimbi Gomis, Samuel Eto'o, ou Mario Balotelli. Mais derrière ces célébrités, il y a l'immense foule des anonymes, ostracisés et discriminés au quotidien, pour leur couleur de peau. Si ce vent mauvais a de quoi inquiéter, en France, en Espagne, en Allemagne, ou aux Pays-Bas, le cas de l'Italie est bien plus préoccupant, avec son cortège de violences et de meurtres racistes. Sans parler du refus d'une partie de la population, encouragée par les partis d'extrême droite, d'accepter qu'on puisse être italien et noir. Ce racisme, aux relents simiesques, est certes plus audible et visible aujourd'hui, mais il n'est pas nouveau. Il s'enracine, en fait, comme le montre ce livre, dans de vieux clichés, colportés autrefois par les premiers explorateurs sur les Africains. Il fait également écho aux théories farfelues des scientifiques d'hier, selon lesquelles les Noirs et les singes ne font en réalité qu'un.

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